Le 13/03/2009

Montpellier : 2 associations culturelles subventionnées à 90%

2 associations de Montpellier sont financées à 90 % par l’argent public. Euterp et « le Festival de Radio France et Montpellier Languedoc-Roussillon ». Les associations les plus subventionnées sont généralement des organismes créés à l’initiative des collectivités territoriales ou de l’État. Elles sont dirigées par des fonctionnaires ou sous tutelle administrative. On les appelle les associations […]

Montpellier_associations_subventions_faux_nez_administration_etat_Euterp_le_Festival_de_Radio_France_et_Montpellier_Languedoc_Roussillon_opera_orchestre_national_de_Montpellier_Rene_Koering_L_Agglo_Rieuse_Canard_enchaine_Communaute_d_Agglomération_de_Montpellier_fonction_publique_territoriale_Daniel_Constantin_Freche_budget_departement_Herault_controle_depenses_loi_1901_finances_publiques_detournement 2 associations de Montpellier sont financées à 90 % par l’argent public. et «  ».

Les associations les plus subventionnées sont généralement des organismes créés à l’initiative des collectivités territoriales ou de l’État. Elles sont dirigées par des fonctionnaires ou sous tutelle administrative. On les appelle les associations «  » de l’.

Euterp est l’ de gestion des opéras de Montpellier et l’. Elle est placée sous la tutelle d’un surintendant de la musique, René Koering . Voici ce qu’en dit l’hebdomadaire L’Agglo-Rieuse,  » le journal d’information impertinente » de la Communauté d’Agglomération de Montpellier :

 » [Jetons] un coup d’oeil sur le « machin mis en place pour engranger et dépenser des dizaines de millions d’euros. Comme les règles de la , en particulier les statuts du personnel et les rémunérations, sont très encadrées, nos « mali­nous » ont créé une association pour contourner le problème. Cette association-couverture est habillée du joli nom de la muse de la musique : Euterp. Son président est l’ancien préfet , qui, retraité de l’État, émarge aussi au régional et possède un bureau proche de celui de Frêche à l’hôtel de Région. L’association bénéficie aussi, grâce à l’Agglo, d’un siège à l’Opéra Berlioz au Corum.

Billetterie : seulement 10 %

Le budget annoncé pour 2009 par le conseil d’ad­ministration du 19 décembre de cette  » modeste » association est de 25 136 089 € hors taxes. 25 M€, à titre de comparaison, le coût des pompiers de l’Hérault et des services incendie et secours est de 62 M€ par an. Seulement 10 % des recettes d’Euterp proviennent de la billetterie, ventes de spectacles et mécénat. C’est l’argent public qui alimente le bud­get à 90%.

L’Agglo est le plus gros pourvoyeur de fonds avec une de 11,20 M€, suivie par la Région à 7,60 M€ pour 2009. L’État verse à Euterp 3,5 M€ et le Département 0,6 M€. La Ville de Mont­pellier, qui ne donnait que 0,025 M€ en 2008, se fend cette année, après une gueulante de Frêche, de 0,13 M€, soit cent fois moins que l’Agglo. Les chœurs et l’orchestre, soit une centaine de perMontpellier_associations_subventions_faux_nez_administration_etat_Euterp_le_Festival_de_Radio_France_et_Montpellier_Languedoc_Roussillon_opera_orchestre_national_de_Montpellier_Rene_Koering_L_Agglo_Rieuse_Canard_enchaine_Communaute_d_Agglomération_de_Montpellier_fonction_publique_territoriale_Daniel_Constantin_Freche_budget_departement_Herault_controle_depenses_loi_1901_finances_publiques_detournement sonnes, consom­ment près de 8 M€ des dépenses de personnel, admi­nistratifs et techniciens 5,1 M€.

Une autre association, le Festival de Radio et Montpellier Languedoc-Roussillon, plane sur la musique avec, à la direction, l’incon­tournable Koering (7 OOO€ par mois). Sur un budget 2009 à 3,2 M€, les recettes de la billetterie n’atteignent que 10 % du total. La Ville de Montpellier, principale bénéfi­ciaire du festival qui est à son nom, ne par­ticipe pas au tour de table financier. La Région, avec 2 M€, est le principal bailleur de fonds de l’opération; suivent l’Agglo, le Département et Radio France qui cotise symboliquement à 0,19 M€.

Bien enten­du, nos édiles proclament que toutes les précautions sont prises pour contrôler ces millions d’argent public, avec commissaire aux comptes et tutti quanti. Il n’en demeure pas moins curieux que ce soit des associations et non des collectivités, qui pourtant subventionnent aux 9/10, qui gèrent directement ces 28 M€. »

Les faux-nez de l’administration

Au prétexte de chercher des formules de gestion plus souples, l’État ou les collectivités territoriales travestissent ces nouvelles structures sous le label associatif, ce qui complique encore le contrôle, par les citoyens français ou leurs représentants, de l’usage des fonds publics.

Elles permettent à l’administration de pratiquer des activités – commerciales, par exemple – que son statut public lui interdit.

C’est bien commode pour les collectivités qui font du clientélisme ou qui maquillent en subvention des dépenses, qu’elles sortent ainsi du budget où elles devraient apparaître.

La profonde inégalité entre les associations subventionnées (0,01 % d’entre elles qui raflent près de 55 % de la manne étatique) est provoquée par le détournement du système associatif au profit des institutions publiques : les subventions sont devenues une véritable chasse gardée de faux-nez de l’administration.

Nous avons affaire à un véritable détournement des : une administration omnipotente et omniprésente utilise la de 1901 sur les associations pour s’autofinancer au lieu de promouvoir les initiatives de la société civile en fonction de l’utilité publique.

La solution : une gestion directe de l’État ou des collectivités locales ou au contraire une dévolution totale au privé.

Source : L’Observatoire et L’Agglo-Rieuse du 4 mars 2009

Publié par Observateur le 13/03/09

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