gaspillage argent public
Régions : le grand gaspillage
Gaspillage d’argent public dans les régions. Subventions à tout va, hôtels de région luxueux, investissements inutiles.
Dans « Régions, le grand gaspi », Robert Colonna d’Istria, avec Yvan Stefanovitch, se penche sur la folie des grandeurs ou les errements des élus régionaux.
Interview de Colonna d’Istria au Parisien (22.02.10).
A vous lire, les régions sont de grandes machines à gaspiller. Pourquoi ?
Robert Cononna d’Istria.
Leur pouvoir réel, c’est essentiellement celui de dépenser.
Lorsqu’on les charge d’une action, elles n’ont que le pouvoir de distribuer l’argent, pas celui de décider quelle politique mener. Elles assument plutôt bien leurs compétences principales, comme pour les lycées, mais elles courent après leur identité. Étant les plus récentes des collectivités territoriales, elles se trouvent en compétition avec les départements et les grandes villes. Elles ont besoin d’affirmer leur identité et de marquer leur territoire en empiétant éventuellement sur celui du voisin puisque rien n’est interdit dans leur champ d’action.
Ne qualifiez-vous pas de « dérapages » des dépenses naturelles ?
Prenons les transports : les régions ont remis à niveau les voies ferroviaires secondaires. Elles ont acheté du matériel roulant très perfectionné et très coûteux. Mais les résultats sont très contrastés. Ainsi, dans le Limousin, les trains circulent presque à vide (28 voyageurs en moyenne par TER). Une desserte par cars serait moins chère et tout aussi efficace. Mais ce n’est pas à la mode…
Pourquoi dire qu’elles sont fiscalement irresponsables ?
Communes, communautés de communes, départements, régions… Tout le monde tape dans le même pot fiscal, ce qui génère une sorte d’irresponsabilité vis-à-vis du contribuable. Les régions vivent surtout des dotations de l’État et sont poussées à la dépense pour la garder.
On a l’impression de relire le livre noir des régions UMP qui critique les exécutifs de gauche…
Les gaspillages n’ont pas d’étiquette. Gauche et droite sont souvent d’accord pour voter les dépenses. En Rhône-Alpes, UMP et PS votent d’une même main la rénovation du stade de foot de Lyon. L’Olympique lyonnais étant coté en Bourse, il n’a plus le droit de recevoir des subventions publiques. Le maire socialiste Gérard Collomb, comme le département dirigé par Michel Mercier, ministre centriste du gouvernement Fillon, ont trouvé une astuce : acheter des places par milliers. Au Sénat, l’un et l’autre avaient discrètement fait passer un amendement disant qu’un club de football a une mission d’intérêt général et qu’il est à ce titre subventionnable. Voilà un accord parfait droite-gauche pour gaspiller.
« Régions, le grand gaspi », Robert Colonna d’Istria et Yvan Stefanovitch, Ed. du Rocher, 19 €, 298 pages.
Le livre noir des régions socialistes 2009
Roger Karoutchi a présenté en novembre 2009 la nouvelle mouture du Livre noir des régions socialistes, réalisée avec l’ensemble des patrons régionaux des groupes UMP. Extraits. (Rediffusion spéciale élections régionales)
Après les augmentations de 24 % en 2005 et 30 % des impôts régionaux en 2006, la gauche poursuit le matraquage fiscal en 2007, en augmentant de 11 % la taxe régionale sur l’essence (TIPP) et en prélevant 80 millions d’euros supplémentaires sur les automobilistes franciliens.
Depuis 2004, l’Ile-de-France fait même figure de mauvais élève en matière de hausse fiscale parmi les autres régions françaises dirigées par les socialistes : 400 millions d’euros supplémentaires ont été prélevés sur les ménages et les entreprises franciliennes (…)
Depuis le début de la nouvelle mandature, la gauche a fait gonfler la dette régionale de + 37 %.
Les dépenses de fonctionnement par rapport à la population représentaient 67,32 euros par habitant en 1998. En 2009, elles atteignent 200 euros par
Rhône-Alpes : plus de 100 000 euros pour les voyages d’un conseiller régional
A la région Rhône-Alpes, on joue à fond la décentralisation. Jean-Philippe Bayon est vice-président Verts, délégué à la solidarité internationale et à la coopération décentralisée. Il voyage presque autant que le ministre des Affaires étrangères.
L’élu est censé contrôler sur place la bonne utilisation de l’argent du contribuable rhône-alpin. Ses audits ne sont pas loin de s’avérer plus coûteux que l’aide versée. En 3 ans, il a effectué 35 voyages, parcouru 351 300 km et visité plus de 20 pays.
Coût estimé en juillet 2008 des billets de l’élu et de son collaborateur : au moins 100 000 euros, selon le mensuel Capital.
En novembre 2008, il s’est rendu au Congo-Brazzaville, au Sénégal et au Vietnam. En décembre, au Burkina Faso et au Maroc. Début 2009 : en janvier au Laos, en février au Mali, en mars en Turquie, au Burkina-Faso et en Tunisie.
« Il voyage en classe éco », précisait la Région en 2009, sans donner aucune indication sur le coût et les retombées de ces déplacements.
Notre rubrique Rhône-Alpes
Région Alsace : le Livre noir des subventions
Il n’y a pas que les régions de gauche qui gaspillent l’argent des contribuables. Celles de droite font ça aussi bien. La preuve par l’Alsace. Extraits du Livre Noir des subventions de la Région Alsace. (Rediffusion spéciale élections régionales)
Vive les mosquées!
La grande mosquée de Strasbourg a reçu, en 2009, une subvention de 179 951 euros, sans compter le financement du matériel informatique pour 2 316 euros. La région avait déjà participé au projet de cette grande mosquée, en novembre 2004, par le versement d’une subvention de 506 571 euros.
Incontournable Politique de la Ville
L’Observatoire régional de l’intégration et de la ville (ORIV) a touché 152 449 euros pour la période 2000-2006, notamment pour la réédition du guide « Étrangers et immigrés en Alsace ». Plus une subvention de 23 000 euros en 2005.
Contre le racisme
La Ligue d’Alsace de Football, avec la compagnie Trimaran, a touché
Région Île-de-France : l’échec des aides à l’emploi
Le conseil régional d’Île-de-France s’était fixé début 2004, un objectif de 10 000 emplois-tremplin pour une dépense de 150 millions euros par an. Soit une subvention de 900 millions d’euros en 6 ans. En 2009, l’exécutif socialiste a péniblement atteint 3 991 postes créés.
Il a de plus totalement dénaturé le dispositif des emplois-tremplin pour tenter d’atteindre son objectif. Ainsi de nombreuses associations ont bénéficié d’emplois-tremplin avec parfois des salaires de cadres (30 000 euros nets par an).
5 postes pour SOS Racisme, 3 pour la Ligue des droits de l’homme, 2 pour l’UNEF par exemple.
Au final, le dispositif des emplois-tremplin s’avère coûteux et totalement inefficace dans la mesure où il ne répond pas du tout aux attentes de celles et de ceux qui cherchent réellement un emploi.
L’objectif de ceux-ci est de remettre sur le marché de l’emploi des exclus du travail, avec peu de qualifications…
Les profils de postes rédigés par les associations mentionnent pourtant régulièrement : «bac + 3 souhaité avec bonne pratique de l’informatique, bon niveau d’anglais, bonne culture générale…», «bac +4 comptabilité-gestion», «équivalent bac +4 dans le domaine de la gestion des entreprises culturelles + expérience dans la gestion d’une structure culturelle»…
Subventions Ryanair : Air France porte plainte
Ryanair va devenir cette année le premier transporteur européen. Avec 65 millions de passagers, Ryanair va passer devant Air France et Lufthansa. Ce succès repose essentiellement sur le recours massif aux subventions et aides ( illégales ?) provenant des aéroports desservis.
Selon Air France, ces aides et subventions s’ élèvent à 660 millions d’euros en Europe en 2008, dont 35 millions d’euros de subventions en France. Air France a décidé de porter l’affaire devant la Commission européenne fin 2009 et de porter
Les régions qui dépensent le plus en subventions
Le montant des dépenses en Corse pèse d’autant plus que celle-ci est faiblement peuplée (moins de 300.000 habitants). La Région Languedoc-Roussillon se distingue nettement, surtout dans les dépenses culturelles.
Classement des régions qui dépensent le plus en subventions ( culture , sports et loisirs )
Région - dépense par habitant
1- Corse 47 euros
2- Picardie 19 euros
3- Basse Normandie 15 euros
4- Nord-Pas-de-Calais 14 euros
5- Languedoc Roussillon 13 euros
6- Limousin 13 euros
7- PACA 13 euros
8- Poitou-Charentes 12 euros
9- Centre 11 euros
Région Lorraine : 20 000 euros pour une sexothèque
En septembre 2008, le Conseil régional de Lorraine a voté une subvention de 20 000 euros pour la création de “La Sexothèque”.
La Commission permanente du Conseil régional de Lorraine a voté, le 5 septembre 2008, cette subvention à l’association des Petits Débrouillards.
La Sexothèque -au budget de 40 000 euros- est ambulante. Les 2 animateurs vont sillonner les écoles et quartiers de Lorraine jusqu’en 2011.
Cible : les 12-15 ans, appelés à “s’explorer et s’exprimer”.
Ses promoteurs présentent la chose comme
Région Nord-Pas-de-Calais : les subventions aux syndicats en 2009
En 2009, le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais a versé une somme totale de 850 000 euros aux syndicats de salariés. (Rediffusion spéciale élections régionales)
- CGT : 219 740 euros
- FO : 165 280 euros
- CFDT : 165 280 euros
- CFTC : 110 790 euros
- CGC : 74 460 euros
- UNSA : 56 300 euros
- FSU : 38 150 euros
Sont inclues dans ces montants :
- “une part fixe forfaitaire
- une part variable basée sur la représentativité des organisations syndicales, telle que définie dans la composition du 2ème Collège des membres du Conseil Economique et Social Régional (CESR) ” Représentants des organisations syndicales représentatives des salariés .”
Ce financement annuel du fonctionnement général des syndicats n’interdit évidemment pas les subventions ponctuelles aux mêmes syndicats sur des opérations bien précises.
D’après la convention entre
Subventions aux associations en Île-de-France pour 2008 : 511 millions d’euros
511 millions d’euros : telle est la somme totale allouée à 3 100 associations par la Région Île-de-France en 2008 .
Le montant des subventions aux associations en Île de France a été multiplié par 19 ans 10 ans ! L’un des exemples les plus pittoresques : 10 000 euros à l’ association ” La Ferme du bonheur ” pour qu’une tribu accompagnée de chèvres et d’un âne transhume dans les quartiers de Nanterre puis s’ installe sous une kahima ( tente ) .



















