"AGRIF"

Subvention pour les Soeurs de la Perpétuelle indulgence : recours du FN

Suite au vote prévisible d’une subvention de 23.000€ par le Conseil régional d’Ile-de-France à l’association homosexuelle “Les soeurs de la perpétuelle indulgence”, le groupe FN au Conseil Régional d’Ile-de-France a transmis au Préfet de Région une demande de déféré devant le Tribunal Administratif afin de faire annuler cette délibération.

Soeurs de la Perpétuelle Indulgence : la subvention à l’association homosexuelle fait polémique

Le conseil régional d’Ile de France a voté une subvention de 23 000 euros, jeudi 28 mai 2009, à l’association de prévention du sida des Soeurs de la Perpétuelle Indulgence-Couvent de Paname. Cette aide va à la production d’un documentaire sur les activités de l’association. La Mairie de Paris le financera à hauteur de 19 927 €. L’État (Direction générale de la Santé) versera 5 000 €. Le documentaire sera ainsi subventionné à 100% par le contribuable. Il fait déjà polémique.

mairie-de-paris-paris-direction-generale-de-la-sante-etat-Soeurs-de-la-Perpetuelle-Indulgence-Couvent-de-Paname-documentaire-conseil-regional-ile-de-france-jean-paul-huchon-socialiste-Valerie-Pecresse-Roger-Karoutchi-ps-AGRIF-alliance-generale-contre-le-racisme-et-pour-le-respect-de-lidentite-francaise-et-chretienne “Adeptes du Saint Latex, les Sœurs de la perpétuelle indulgence luttent contre le sida sur le ton de la dérision. Olivier, alias sœur Marie-Anale et les autres «folles déjantées» basculent les tabous et les stéréotypes sur l’homosexualité.” (Journal Métro du 23/02/06).

Les Soeurs de la perpétuelle indulgence se décrivent comme des « nonnes du XXIe siècle » pour les communautés lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre. Elles utilisent l’image et «l’habit» des religieuses catholiques de façon festive et théâtralisée. L’organisme compte environ 1500 membres.

Jean-Paul Huchon, le président socialiste du conseil a proposé et soutenu cette subvention qui a fait l’objet d’une heure et demie de débats polémiques. Un temps extraordinairement long par rapport aux subventions courantes.

Le Modem a déposé un amendement pour supprimer cette subvention contre laquelle il a voté, comme l’ensemble du groupe “majorité présidentielle” (élus Nouveau Centre et UMP dont Valérie Pécresse et Roger Karoutchi). Le FN et ses élus dissidents s’ y sont également opposés. Seuls les élus de gauche (PS, PC, Verts) ont voté pour cette subvention.

Le 26 mai 2009, l’ association AGRIF (Alliance Générale contre le Racisme et pour le respect de l’Identité Française et chrétienne), avait déposé une plainte en justice contre le conseil régional d’Ile-de-France et contre la Ville de Paris.

L’AGRIF qualifie ces subventions de “détournement de fonds publics”.

Pour l’AGRIF, l’organisation Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence – Couvent de Paname “utilise par dérision anti-chrétienne l’image et l’habit des religieuses catholiques.”

“Subventionner leur association de pitoyable carnaval exhibitionniste, c’est d’abord une injure à toutes les religieuses qui, de par le monde, dans les dispensaires et les hôpitaux se dévouent aux malades dans la discrétion et l’humilité, souvent jusqu’au sacrifice de leur vie. Mais cela constitue évidemment un cynique et intolérable détournement de fonds publics.”

Le groupe FN au conseil régional d’Ile-de-France a transmis au Préfet de Région une demande de déféré devant le Tribunal Administratif afin de faire annuler cette délibération.

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Ressources : 47.927 € TTC

Montant de la dépense subventionnable : 47.927 €

Etat (Direction générale de la Santé) : 5.000 €
Région Ile-de-France : 23.000 €
, soit 47, 99 % de la dépense subventionnable.
Ville de Paris : 19.927 €

Dépenses : 47.927 € TTC

Réalisation, tournage, postproduction, montage, mixage, post-production : 47.927 €

Antériorité du soutien régional au titre des solidarités au cours des trois derniers exercices : Néant.

Pour aller plus loin :

Le rapport de subvention du conseil régional d’Ile de France. Voir les pages 17 et 18.

Le communiqué de l’AGRIF


Subventions : halte au rock institutionnel !

miege_Bruno_Lion_Cafe_musique_Centre_d_information_du_rock_centre_d_information_et_de_ressources_pour_les_musiques_actuelles_CIR_communes_departements_Direction_musique_et_danse_DMD_Emmanuel_Brandl_etat_fete_de_la_musique_FIC_Fonds_d_intervention_culturelle_Irma_Jeunesses_et_culture_ministere_de_la_culture_regions_rock_scenes_de_musiques_actuelles_Smac_subvention_subventionsSubventions : le rock, musique « rebelle » par excellence, bénéficie de plus en plus du soutien de l’État, des régions, des départements et des communes.

« Institutionnalisation » : c’est sous ce terme que le sociologue Emmanuel Brandl désigne la façon dont le rock, musique « rebelle » par excellence, bénéficie de plus en plus du soutien de l’État, des régions, des départements et des communes.

Dans son livre «L’ambivalence du rock entre subversion et subvention» (L’Harmattan), il donne quelques repères :

1981 : création du service de l’action musicale au sein de la Direction musique et danse (DMD) du ministère de la Culture. Budget : 76 224 euros, plus une petite subvention (7,5 millions de francs, soit 1,15 million d’euros) pour « le jazz, le rock, la chanson et les variétés ». Le budget du service d’action musicale passera à 2,06 millions d’euros en 1985, puis à 2,9 millions en 1999, année où les « musiques actuelles » bénéficieront d’une subvention de 5,34 millions.

À quoi il faut ajouter l’effort public pour la fête de la musique. 1989 voit la nomination de Bruno Lion comme chargé de mission pour le rock et les variétés. Ce dernier crée le Centre d’information du rock (CIR) en 1986, qui deviendra Irma (centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles) en 1991.

Au cours de ces années, divers programmes sont lancés, comme Jeunesses et culture, au sein du Fonds d’intervention culturelle (FIC).

Souvent ces programmes s’insèrent dans des projets plus vastes, type DSU (développement social urbain) : c’est le cas de l’opération « Café-musique ».

N’oublions pas les Smac, scènes de « musiques actuelles », subventionnées à la fois par le ministère de Culture et les collectivités locales…

Arrêtons là l’énumération, en précisant que Le Cri n’a rien contre le rock, ni contre aucune forme de musique que ce soit. Néanmoins ce n’est pas au contribuable de le financer, mais à ses amateurs.

Amédée Dubuis

Source : Le Cri du Contribuable n° 68 du 04 avril 2009

“L’ambivalence du rock entre subversion et subvention.Une enquête sur l’institutionnalisation des musiques populaires” de Emmanuel Brandl.