"albanel"
Hadopi: 85 000 euros pour un site Internet fantôme
Depuis le 1er novembre 2009, le domaine du ministère de la Culture Jaimelesartistes.fr, monté en collaboration avec plusieurs grands noms de l’industrie culturelle redirige vers le domaine Jaimelesartistes.info.
Là, le discours pro-hadopiste affiche désormais quantité de liens anti-hadopi ! Et lorsqu’un fonctionnaire du ministère de la culture se connecte au site, il est renvoyé sur la page suivante.
Le site officiel, défendu alors par Christine Albanel, avait été facturé au ministère de la Culture, et donc aux contribuables, entre 50 000 et 85 000 euros. Ce site hébergeait une pétition (contestée), des vidéos, et des textes selon lesquels Hadopi 1 n’était pas liberticide… Contrairement à ce que jugera le conseil constitutionnel quelques mois plus tard, sanctionnant une
La question de la suppression du ministère de la Culture peut se poser
Le ministère de la Culture fêtera son cinquantenaire, en février 2009. Jean-Jacques Aillagon en est un acteur clé : président du Centre Pompidou de 1996 à 2002, ministre de la Culture du gouvernement Raffarin, de mai 2002 à avril 2004, puis conseiller de François Pinault, il est actuellement président de l’Etablissement public de Versailles (château et jardins).
En cinquante ans, le ministère de la Culture a-t-il fait du bon travail ?
Rappelons d’abord qu’il existait une action culturelle de l’Etat sous la IIIe et la IVe République, donc bien avant que fut créé, en 1959, un ministère pour offrir un poste à sa mesure à André Malraux. Ce ministère a fait avancer le développement culturel de notre pays, voter des lois, comme celle sur le prix unique du livre. Il a créé des institutions comme le Centre Pompidou, en a revitalisé d’autres, comme l’Opéra de Paris. Mais depuis de longues années, et cela n’a rien à voir avec le travail mené par Christine Albanel, son action est devenue peu compréhensible et perçue comme injuste.
Pourquoi ?
Aucun autre ministère n’est autant obsédé par sa propre existence, au point de devenir une machine à communiquer. Chaque jour, le ministère annonce, déplore, remercie, félicite, se chagrine. Cette hypertrophie du discours a fait naître l’illusion qu’aucune action culturelle ne pouvait exister sans qu’il en soit l’acteur, l’intermédiaire, le promoteur. Or la réalité est bien différente. En vingt ans, les collectivités locales sont devenues des acteurs centraux de


