"collectivites territoriales"

Libérez-nous du fisc !

Aujourd’ hui, 28 juillet 2010,  les Français sont enfin libérés du fisc. Les contribuables ont travaillé pour l’ État jusqu’ au 27 juillet. Cela représente quasiment 7 mois de servage.

trez-libe-fiscale-2010-vertical [Résolution de l'écran]D’après les données de l’ OCDE, les dépenses publiques de la France (État, collectivités territoriales, comptes sociaux) représenteront cette année 56,9 % du produit intérieur brut.

Si l’on rapporte cette proportion à l’année 2010, cela signifie que les contribuables travaillent jusqu’au 27 juillet pour l’ État ! Ce n’est donc qu’après presque sept mois de travail pour l’État que les contribuables peuvent profiter pour eux-mêmes de ce qu’ils ont gagné.

Depuis 1999 que Contribuables Associés célèbre comme il se doit le jour de libération fiscale de l’année, celui-ci n’avait jamais été aussi tard. Avec un record de précocité en 2001 (10 juillet), il n’avait jamais dépassé le 17 juillet, en 1999.

L’an dernier, en 2009, le jour de libération fiscale était le 15 juillet. Ce qui signifie qu’il a reculé de 13 jours en un an !

Heureusement que Nicolas Sarkozy « n’a pas été élu pour augmenter les impôts »…

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En 2010 vous travaillez pour l’ État jusqu’ au 27 juillet

Jour-de-libération-fiscale-2010Les chiffres de l’OCDE sont tombés : les dépenses publiques (État, collectivités territoriales, comptes sociaux) représenteront cette année 56,9 % du produit intérieur brut.

Si l’on rapporte cette proportion à l’année 2010, cela signifie que les contribuables travaillent jusqu’au 27 juillet pour l’ État ! Ce n’est donc qu’après presque sept mois de travail pour l’État que les contribuables peuvent profiter pour eux-mêmes de ce qu’ils ont gagné.

Depuis 1999 que Contribuables Associés célèbre comme il se doit le jour de libération fiscale de l’année, celui-ci n’avait jamais été aussi tard. Avec un record de précocité en 2001 (10 juillet), il n’avait jamais dépassé le 17 juillet, en 1999.

L’an dernier, en 2009, le jour de libération fiscale était le 15 juillet. Ce qui signifie qu’il a reculé de 13 jours en un an !

Heureusement que Nicolas Sarkozy « n’a pas été élu pour augmenter les impôts »…

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La liste des bénéficiaires de la PAC en 2009

Vous pouvez consulter la liste des bénéficiaires des subventions de la PAC (Politique Agricole Commune) en 2009 sur un site mis en place par le ministère de l’Agriculture.

Recherche_1272894122262C’est à contrecoeur que le gouvernement français a fait oeuvre de transparence en la matière : il s’agit d’une obligation de la Commission européenne. Une première liste avait été publiée l’année dernière.

En application du règlement européen n°259/2008 de la Commission, daté du 18 mars 2008, chaque État Membre est tenu de publier un certain nombre d’informations relatives aux bénéficiaires des aides de la Politique agricole commune (PAC), qu’elles relèvent du Fonds Européen Agricole de Garantie Agricole (FEAGA) ou du Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (FEADER).

La liste des bénéficiaires pour l’exercice 2009 présente l’ensemble des bénéficiaires (nom-prénom ou raison sociale, commune et code postal) de tous les dispositifs de la PAC accompagné des montants perçus sur la période comprise entre le 16 octobre 2008 et le 15 octobre 2009.

Vous pouvez consulter cette liste en cliquant ICI (Accès à la liste en bas de page).

Aides de la PAC : 11 milliards d’euros en 2009

Aides de la PAC en 2009 : 488 141 bénéficiaires en métropole et dans les départements d’outre-mer, qui ont reçu 11 milliards d’euros de subventions. 470 000 agriculteurs ont touché près de 9,8 milliards d’euros.

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2 types de subventions : les primes versées aux différentes filières (céréales, oléagineux, sucre, lait, viande bovine, ovins, fruits et légumes, vins…) et celles versées au titre du développement rural ( actions agro-environnementales, aide aux zones défavorisées, aide à l’installation des jeunes agriculteurs). Un agriculteur peut être le bénéficiaire des 2 types de primes.

Primes versées aux différentes filières (”Premier pilier de la PAC”)

400 365 agriculteurs ont reçu sous forme d’aides directes 8,5 milliards d’euros, ce qui représente une moyenne de 21 218 euros par bénéficiaire. Derrière les bénéficiaires, il y a souvent des sociétés sur lesquelles travaillent plusieurs chefs d’exploitation et des salariés.

10,7 % ont reçu plus de

Toutes les subventions de Ryanair

Air France accuse Ryanair de percevoir des aides illégales des CCI et des collectivités territoriales. En 2008, selon Air France, Ryanair a perçu en France, 35 millions d’euros de subventions soit 11 euros par passager embarqué.

Voici toutes les subventions et aides perçues par Ryanair. (Source : Air France et Cours régionales des comptes / Le Figaro via aerobuzz.fr)

AEROPORTS Aide/passager Montant global de l’aide
Beauvais 9€ 28,6 M€ de 2001 à 2006
Bergerac 9€ 2,3 M€ de 2003 à 2006
Biarritz 9€ 3,7 M€ de 2000 à 2006
Brest 23€ 1,09 M€ de 2003 à 2006
Carcassonne 9€ 6,5 M€ de 2001 à 2006
Dinard 12€ 4,4 M€ de 2001 à 2006
La Rochelle 12€ 2,2 M€ en 2006
Limoges 11€ 2,9 M€ de 2003 à 2006
Marseille 10€ 2,7 M€ en 2006 et 2007
Montpellier 9€ 4,5M€ de 2002 à 2006
Nantes 10€ 0,5 M€ en 2006
Nîmes 9€ 4 M€ de 2000 à 2006
Pau 14€ 2 M€ de 2003 à 2006
Poitiers 18€ 2,1 M€ de 2003 à 2006
Rodez 32€ 3,2 M€ de 2004 à 2006
Toulon 13€ 0,5 M€ en 2006
Tours 22€ 2,1 M€ de 2003 à 2006

Combien de fonctionnaires en France ?

Trez5La France compte près de 7 millions de fonctionnaires. Et leur nombre n’a cessé d’augmenter depuis 30 ans.

La Cour des comptes évalue le nombre de fonctionnaires à 5,2 millions. Ils sont 6,9 millions, si l’on comptabilise tous les salariés rémunérés avec l’argent public sans avoir le statut de fonctionnaires.

Le coût moyen d’un fonctionnaire tout au long de sa vie est de 3,5 millions d’euros, selon la Cour des comptes.

Analyse de Nicolas Lecaussin,directeur du développement de l’ IREF (Institut de recherches économiques et sociales) :

“D’après la Cour des Comptes, le nombre de fonctionnaires (y compris ceux de l’Etat) ne cesse d’augmenter. C’est vrai. Cependant ils ne sont pas 5 millions mais plutôt 7.

Le gouvernement ne cesse de le répéter : le nombre de fonctionnaires baisse car un seul fonctionnaire sur deux – ou sur trois – partant à la retraite est remplacé. Les paroles ne correspondent pas à la réalité.

Subventions aux ADASEA

Les ADASEA (Association Départementale pour l’Aménagement des Structures des Exploitations Agricoles), associations loi 1901, exercent une mission de service public pour l’accompagnement à l’installation des jeunes agriculteurs.

adasea subventionsCette mission a été rénovée dans le cadre de la nouvelle période de programmation de développement rural 2007-2013 et recentrée principalement sur un socle national obligatoire qui concerne l’installation-transmission.

Dans un contexte budgétaire contraint, la dotation aux ADASEA pour l’année 2010 était prévue à hauteur de 14 M€. Lors de l’examen du budget du ministère de l’Alimentation, de l’agriculture et de la pêche par le Parlement, le ministre a pris l’engagement d’abonder cette dotation de 700

Associations : interdiction des subventions de plus de 200 euros ?

warsmannVa-t-on vers l’interdiction aux collectivités territoriales de verser aux associations des subventions de plus de 200 euros ?

Le député Jean-Luc Warsmann préconise l’ encadrement des subventions aux associations. Le député UMP des Ardennes prône l’interdiction “à toute collectivité locale d’accorder à une association une subvention supérieure à 200 euros pour financer des dépenses de fonctionnement, lorsque cette association dispose de réserves supérieures à un an de fonctionnement“.

Sont exclues de ce dispositif “les subventions

Les excès de pouvoir des collectivités territoriales

Gabriel Lévy et Benoîte TaffinTribune de Gabriel Lévy de l’ Association des contribuables d’Aubagne.

Depuis une dizaine d’années, le parlement n’a cessé d’accroitre les pouvoirs des collectivités territoriales. Au demeurant, elles ne se sont jamais privées de les étendre, persuadées que leurs excès ne feraient pas l’objet de recours auprès de la justice administrative, en raison du délai réduit (2 mois) dont disposent les citoyens, entre la connaissance d’une décision et la possibilité de recourir.

A cela s’ajoute le fait que les services préfectoraux, qui devraient assurer le contrôle de légalité, s’estimant submergés, ne souhaitent pas multiplier des déférés, dont la longue procédure s’ajouterait à leurs autres tâches.

Ainsi, dans notre expérience, les services préfectoraux ne sont intervenus qu’à la suite d’observations faites par la Chambre Régionale des Comptes, et jamais à la suite d’une demande de déféré présentée par un conseiller municipal ou par notre association de contribuables. Pourtant, le tribunal administratif a confirmé, par la suite, le bien-fondé de tous les recours que cette dernière avait préalablement exposés à ces services.

Ceci signifie que, sans des recours auprès du tribunal administratif, des actes illicites n’auraient jamais été sanctionnés et que les collectivités territoriales sont ainsi encouragées à « grignoter » de nouveaux pouvoirs, ce qu’elles ne manquent pas de faire. D’autant plus que, même si la délibération et la décision contestées sont annulées par un jugement, ce dernier est en général sans effet lorsqu’elles ont été « créatrices de droits individuels », ou lorsque la dépense est en pratique irrécupérable.

Rien n’interdit donc la prise d’une décision, et si cette dernière n’est pas contestée dans les délais…. pas vu, pas pris ! Or, la transgression, sans sanction et sans repentir, incite les exécutifs à plus d’audace dans des conduites à la limite de la légalité.


Les subventions aux associations.

« L’Observatoire des Subventions aux Associations » et le site « www.aubagnesurlecours » ont opportunément extrait du journal Valeurs Actuelles du 16 juillet 2009, la recension des subventions offertes (700.000 euros) par la région PACA à des associations fictives.

Ces dérives sont inéluctables, car les subventions de la PACA concernent plus 8.000 associations (difficilement contrôlables !), et représentent 11 % du budget de fonctionnement de la région.

En effet, les collectivités locales, poursuivent deux buts en accordant ces subventions :

la constitution d’une clientèle électorale et la réalisation d’opérations (par exemple : la gestion d’une clinique chirurgicale !!) qui, exécutées par les collectivités elles-mêmes, sont illicites.

Ainsi, les subventions à des associations manifestement politiques, ou pour financer l’envoi de délégations à des « Forums Sociaux » (en 2008 à Belèm au Brésil), sont-elles de plus en plus fréquentes, car autorisées, de fait, par l’absence d’un vigilant contrôle de leur légalité ou l’exercice d’une tolérance discutable.


Des activités hors de leurs compétences.

Certaines collectivités étendent leur pouvoir au domaine de la politique nationale : adhésions de plusieurs communes à « l’association pour une taxation des transactions financières pour l’aide aux citoyens (ATTAC) », délibération d’un conseil général s’opposant aux essais de culture d’OGM… « égarements » sanctionnés par la justice.

Pis, elles l’étendent aussi à celui de la politique internationale, sous le couvert d’actions à caractère humanitaire à l’étranger, parfaitement licites lors de catastrophes naturelles, mais illicites lorsqu’il s’agit de s’immiscer dans un conflit armé, car elles favorisent indirectement le réarmement de l’un des belligérants.

Que faire ?

  • Attendre, avec optimisme ( ?), la réforme des collectivités territoriales, déduite des travaux de la commission Balladur.
  • En attendant, demander au pouvoir législatif et exécutif de préciser les compétences de ces dernières, et non pas laisser à la justice administrative, le soin d’interpréter la loi, la « libre administration des communes» étant une notion trop vague.
  • Pénaliser les collectivités pour des abus fréquents d’excès de pouvoir.
  • Exiger des préfets de procéder à un contrôle plus rigoureux de la légalité, lorsque leur attention est attirée par une requête émanant d’une association de contribuables ou d’un élu.
  • Pour le contrôle des subventions, les vérifications devront porter sur les budgets des associations bénéficiaires et sur leur intérêt public local. Un pourcentage de leur budget de fonctionnement ne devrait pas être dépassé, 5 % par exemple.
  • Enfin, pour les associations de contribuables, être vigilantes et surtout montrer leur détermination et leur capacité à recourir à la justice.

Or, trop d’associations hésitent à le faire car elles estiment ne pas en avoir la compétence, ou ne pas disposer de ressources suffisantes pour recourir à l’aide d’un avocat (non obligatoire en première instance de la justice administrative). Elles craignent également le coût d’un échec (environ 2.000 €).

A cet effet, l’Observatoire des Subventions, créé par Contribuables Associés, peut être d’une aide importante en publiant les expériences, les « moyens » (ce mot exprime, dans les recours, les arguments utilisés pour demander une annulation) de chacune de nos associations engagées dans de telles procédures.

Le « tiroir » de ces arguments est accessible, et la bibliographie, dont la jurisprudence, facilement consultable sur de nombreux sites.

Association des contribuables de l’intercommunalité d’Aubagne

67, Boulevard Jean Jacques Rousseau 13821 La Penne sur Huveaune
04 91 36 09 56 – Fax 04 91 35 89 91
e-mail : assocontribuablesaubagne@wanadoo.fr

Montpellier : 2 associations culturelles subventionnées à 90%

Montpellier_associations_subventions_faux_nez_administration_etat_Euterp_le_Festival_de_Radio_France_et_Montpellier_Languedoc_Roussillon_opera_orchestre_national_de_Montpellier_Rene_Koering_L_Agglo_Rieuse_Canard_enchaine_Communaute_d_Agglomération_de_Montpellier_fonction_publique_territoriale_Daniel_Constantin_Freche_budget_departement_Herault_controle_depenses_loi_1901_finances_publiques_detournement 2 associations de Montpellier sont financées à 90 % par l’argent public. Euterp et “le Festival de Radio France et Montpellier Languedoc-Roussillon”.

Les associations les plus subventionnées sont généralement des organismes créés à l’initiative des collectivités territoriales ou de l’État. Elles sont dirigées par des fonctionnaires ou sous tutelle administrative. On les appelle les associations “faux-nez” de l’administration.

Euterp est l’association de gestion des opéras de Montpellier et l’orchestre national de Montpellier. Elle est placée sous la tutelle d’un surintendant de la musique, René Koering . Voici ce qu’en dit l’hebdomadaire L’Agglo-Rieuse, ” le journal d’information impertinente” de la Communauté d’Agglomération de Montpellier :

” [Jetons] un coup d’oeil sur le “machin mis en place pour engranger et dépenser des dizaines de millions d’euros. Comme les règles de la fonction publique territoriale, en particulier les statuts du personnel et les rémunérations, sont très encadrées, nos “mali­nous” ont créé une association pour contourner le problème. Cette association-couverture est habillée du joli nom de la muse de la musique : Euterp. Son président est l’ancien préfet Daniel Constantin, qui, retraité de l’État, émarge aussi au budget régional et possède un bureau proche de celui de Frêche à l’hôtel de Région. L’association bénéficie aussi, grâce à l’Agglo, d’un siège à l’Opéra Berlioz au Corum.

Billetterie : seulement 10 %

Le budget annoncé pour 2009 par le conseil d’ad­ministration du 19 décembre de cette ” modeste” association est de 25 136 089 € hors taxes. 25 M€, à titre de comparaison, le coût des pompiers de l’Hérault et des services incendie et secours est de 62 M€ par an. Seulement 10 % des recettes d’Euterp proviennent de la billetterie, ventes de spectacles et mécénat. C’est l’argent public qui alimente le bud­get à 90%.

L’Agglo est le plus gros pourvoyeur de fonds avec une subvention de 11,20 M€, suivie par la Région à 7,60 M€ pour 2009. L’État verse à Euterp 3,5 M€ et le Département 0,6 M€. La Ville de Mont­pellier, qui ne donnait que 0,025 M€ en 2008, se fend cette année, après une gueulante de Frêche, de 0,13 M€, soit cent fois moins que l’Agglo. Les chœurs et l’orchestre, soit une centaine de perMontpellier_associations_subventions_faux_nez_administration_etat_Euterp_le_Festival_de_Radio_France_et_Montpellier_Languedoc_Roussillon_opera_orchestre_national_de_Montpellier_Rene_Koering_L_Agglo_Rieuse_Canard_enchaine_Communaute_d_Agglomération_de_Montpellier_fonction_publique_territoriale_Daniel_Constantin_Freche_budget_departement_Herault_controle_depenses_loi_1901_finances_publiques_detournement sonnes, consom­ment près de 8 M€ des dépenses de personnel, admi­nistratifs et techniciens 5,1 M€.

Une autre association, le Festival de Radio et Montpellier Languedoc-Roussillon, plane sur la musique avec, à la direction, l’incon­tournable Koering (7 OOO€ par mois). Sur un budget 2009 à 3,2 M€, les recettes de la billetterie n’atteignent que 10 % du total. La Ville de Montpellier, principale bénéfi­ciaire du festival qui est à son nom, ne par­ticipe pas au tour de table financier. La Région, avec 2 M€, est le principal bailleur de fonds de l’opération; suivent l’Agglo, le Département et Radio France qui cotise symboliquement à 0,19 M€.

Bien enten­du, nos édiles proclament que toutes les précautions sont prises pour contrôler ces millions d’argent public, avec commissaire aux comptes et tutti quanti. Il n’en demeure pas moins curieux que ce soit des associations et non des collectivités, qui pourtant subventionnent aux 9/10, qui gèrent directement ces 28 M€.”

Les faux-nez de l’administration

Au prétexte de chercher des formules de gestion plus souples, l’État ou les collectivités territoriales travestissent ces nouvelles structures sous le label associatif, ce qui complique encore le contrôle, par les citoyens français ou leurs représentants, de l’usage des fonds publics.

Elles permettent à l’administration de pratiquer des activités – commerciales, par exemple – que son statut public lui interdit.

C’est bien commode pour les collectivités qui font du clientélisme ou qui maquillent en subvention des dépenses, qu’elles sortent ainsi du budget où elles devraient apparaître.

La profonde inégalité entre les associations subventionnées (0,01 % d’entre elles qui raflent près de 55 % de la manne étatique) est provoquée par le détournement du système associatif au profit des institutions publiques : les subventions sont devenues une véritable chasse gardée de faux-nez de l’administration.

Nous avons affaire à un véritable détournement des finances publiques : une administration omnipotente et omniprésente utilise la loi de 1901 sur les associations pour s’autofinancer au lieu de promouvoir les initiatives de la société civile en fonction de l’utilité publique.

La solution : une gestion directe de l’État ou des collectivités locales ou au contraire une dévolution totale au privé.

Source : L’Observatoire et L’Agglo-Rieuse du 4 mars 2009