"employeurs"
Louverné : 40 000 euros de subventions aux associations
Les élus municipaux de Louverné (Mayenne) se sont penchés sur les subventions, jeudi soir. 40 000 € ont été budgétisés aux associations sur la base d’une augmentation de 1 % sauf cas particuliers, telle la subvention allouée à l’association d’aide à domicile en milieu rural, 2 617 €.
Associations sportives
« Les subventions leur sont allouées en fonction du nombre de jeunes, 625 de moins de 25 ans dont 408 de moins de 18 ans », a expliqué Guy Toquet, adjoint. 26 500 € ont été alloués aux huit associations sportives dont 6 395 € pour le groupement d’employeurs sportifs louvernéen : 413 € pour l’association Long Ho, 3 216 € pour l’Arc-en-ciel gymnastique, 1 445 € pour le tennis de table, 6 958 € pour Louverné sports, 3 460 € pour le basket-club, 3 606 € pour le tennis-club, 762 € au Cyclo club tourisme louvernéen et 237 € pour le Team VTT.
Associations locales
8 917 € ont été alloués à huit autres associations locales. 2 617 € à l’association d’aide à domicile en milieu rural, 378 € pour l’Arc-en-ciel musique et Cosi cantano tutti, 217 € au club de la Bonne
L’Etat accusé de détourner les fonds de la journée de solidarité
L’association AD-PA (directeurs d’établissements pour personnes âgées) a une nouvelle fois accusé l’Etat, mercredi 18 novembre, de détourner des crédits issus de la Journée de solidarité, créée après la canicule de 2003 pour financer la prise en charge des personnes âgées ou handicapées.
“Cette année, le détournement direct sera de plus de 200 millions d’euros. Pire que cela, l’Etat organise les détournements à venir à hauteur de 307 millions d’euros”, a dénoncé dans un communiqué le président de l’AD-PA, Pascal Champvert.
M. Champvert a indiqué s’exprimer “en lien avec l’ensemble des représentants des personnes âgées, personnes handicapées et professionnels”, au lendemain de l’adoption par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) de son budget 2010, qui
L’Etat va subventionner massivement le nouveau contrat unique d’insertion
Le 1er janvier, le dispositif des emplois aidés va être simplifié et assoupli avec la création du contrat unique d’insertion. Martin Hirsch veut éviter que la réforme se traduise par une rupture de charge. 360.000 contrats sont déjà budgétés pour 2010, avec un taux de subvention exceptionnel de 90 %.
Compte tenu des sombres perspectives de l’emploi, il n’est pas question pour le gouvernement de gripper la machine des contrats aidés. Le projet de loi de Finances pour 2010 le confirme. Le nombre de contrats budgétés l’année prochaine atteindra 360.000 dans le secteur non marchand (contre 330.000 en 2009) et 50.000 dans le secteur marchand. Les documents budgétaires précisent en outre que le taux de prise en charge par l’Etat restera à 90 % pour le non-marchand et sera même porté « exceptionnellement » à 105 % pour les chantiers d’insertion. La subvention avait été relevée de 70 % à 90 % au printemps dernier dans le cadre des mesures anticrise. Un niveau exceptionnel, qui s’inscrit donc finalement dans la durée.
Le gouvernement veut éviter toute rupture de charge en fin d’année. Car, outre les difficultés financières des employeurs, une réforme ambitieuse des contrats aidés va entrer en vigueur au 1er janvier. Assez consensuelle, elle a été lancée
Des associations s’inquiètent d’une baisse des subventions
Ça coince sur la préparation de Marseille 2013. Une intersyndicale des employeurs du spectacle vivant a demandé, lundi, une entrevue avec le maire, motivée « par de fortes inquiétudes sur le niveau du budget culturel de la ville ».
Lors du conseil municipal du 29 juin, plus de 80 structures artistiques avaient remis une lettre aux élus, s’inquiétant « d’une baisse d’au moins 15 % des subventions destinées aux associations culturelles ». « Est-ce ainsi que la ville de Marseille relève le défi de 2013 ? », s’interrogeaient les associations. Questionné par l’opposition sur la question, Daniel Hermann, adjoint (UMP) à la culture, avait alors indiqué qu’un nouveau vote aurait lieu en septembre et qu’aucune baisse n’était prévue.
« Je viens de recevoir la notification de ma subvention pour 2009, votée le 29 juin. Elle est en baisse de 18 %, et il n’y a pas un seul mot sur un éventuel rattrapage en septembre, indique Emmanuel Ponsard, directeur du Centre international de
Subventions : « Les plus touchées seront les associations employeurs »
Viviane Tchernonog est l’auteur d’une étude menée à l’université Paris-Sorbonne en 1999 puis en 2005 intitulée : « Les Associations en France, poids, profils et évolutions ». Interview.
La crise met-elle en péril le financement des associations ?
Les associations ne peuvent pas ne pas être touchées par la crise. Les recettes fiscales et les cotisations sociales baissant, les masses de financements public et social vont également diminuer. Or les associations vivent pour moitié de financement public, qu’il s’agisse de subventions ou d’achats de prestations par l’Etat ou les collectivités territoriales.
Elles devront d’ailleurs faire face à la fois à une baisse des financements de leurs partenaires publics mais aussi privés. La France a beau avoir un des systèmes fiscaux les plus favorables en matière de dons et de mécénat, ces dispositions sont très récentes et on part de très bas : dons et mécénat ne représentent que 5 % du financement total. Cela dit, le paysage associatif français est très divers. Les associations vont donc être inégalement touchées par la crise.
Quelles sont les associations les plus vulnérables ?
Les plus touchées seront les associations employeurs car d’une façon générale, les emplois associatifs sont financés par la ressource publique. Mais les grandes associations, qui vivent surtout de dons privés, sont plus à l’abri, à court terme du moins. De même que les très petites associations, qui s’appuient pour l’essentiel sur du travail bénévole et comptent avant tout sur des subventions des communes.
Cependant, les ressources des collectivités locales, qui ont joué récemment un rôle d’amortisseur face à la baisse des financements de l’État, ne pourront peut-être pas assumer ce rôle cette fois car leurs ressources fiscales vont aussi baisser. Enfin, le secteur médico-social, qui dépend des organismes sociaux, devrait également être fragilisé par l’augmentation du chômage et ses conséquences sur les comptes sociaux.
Quelles sont les alternatives pour trouver de nouvelles ressources ?
Certaines associations pourraient être tentées d’augmenter leurs cotisations ou les recettes liées à leur activité, mais la baisse du pouvoir d’achat des ménages ne permettra pas de trop compter sur cette option. En outre, un certain nombre d’associations qui développent des actions de solidarité ont face à elles non pas des « usagers » mais des « bénéficiaires », qui par définition ne sont pas en mesure de participer financièrement.
Le plus probable, c’est que les associations se restructurent : disparitions, fusions, regroupements vont sans doute s’accélérer pour avoir des entités plus grandes, mieux adaptées à la nouvelle conjoncture. Mais dire qu’elles pourront complètement se passer de subventions publiques à long terme ne me semble pas tenable, ni souhaitable.
Source : Les Échos des 27 et 28 février 2009
“Les Associations en France, poids, profils et évolutions” de Viviane Tchernonog



