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RATP : des voeux à 1,5 million d’euros

En ce jour de grève dans les transports, nous rediffusons un article sur la RATP.

RATP : des voeux à 1,5 million d’euros

ratpInitialement doté, le 3 juillet 2008, d’un budget de 2 millions d’euros, le comité d’organisation a dû en rabattre, crise oblige.

Facture finale : entre 1,2 et 1,5 million tout de même, selon backchich.info.

Au programme : une animation de Yann Arthus-Bertrand et l’installation d’une yourte à l’intérieur de l’édifice. Histoire sans doute que les convives se tiennent chaud, car le Grand Palais coûte une petite fortune à chauffer.

À la RATP, on ne prend pas les voeux à la légère. Pour l’édition 2009 – placée, il est vrai, sous le signe des 60 ans de la maison – un « comité de pilotage » s’est réuni tous les vendredis depuis la rentrée de septembre 2008.

En toute modestie, ces sages ont décidé de louer le Grand Palais, les 6 et 7 janvier 2009, pour accueillir quelque 5 000 invités, et la journée du lendemain, afin de recevoir les agents de l’entreprise.

Retrouvez cette info et bien d’autres encore dans Le Livre noir des gaspillages de l’argent public.

Fonctionnaires : la caste des privilégiés

HS4_une+dos_corrige_AM_1.inddLe mensuel Le Cri du Contribuable publie son 4ème hors série «Fonctionnaires, la caste des privilégiés».

Sécurité de l’emploi
Salaires supérieurs à ceux du privé
Avantages en nature princiers
Droit de grève exorbitant
Farniente et absentéisme…

(La publicité sur la vidéo n’ est pas de notre fait.)

Les syndicats nous promettent une rentrée chaude. Il est grand temps de dénoncer les privilèges du statut de la fonction publique, injustes et parfois scandaleux, alors que nous devons nous serrer la ceinture pour assurer le train de vie des fonctionnaires !

Commandez sans tarder le hors série «Fonctionnaires, la caste des privilégiés» 60 pages, 4,75€ port inclus.

Subventions aux postiers grévistes : le maire d’ Argenteuil détourne la loi

Subventions aux postiers grévistes : le maire d’ Argenteuil détourne la loi. Légitimes dépenses, l’association des contribuables d’ Argenteuil, demande une enquête.

la poste argenteuil subvention grevistes grevePar Alain CREVAU, Président de l’association Légitimes Dépenses Argenteuil – Bezons.

Ce lundi 28 juin 2010, le conseil municipal de la ville d’Argenteuil a voté à nouveau une seconde subvention de 10 000 euros, détournant délibérément avant leur terme, les actions initiées par notre association et engagées par les services de la Préfecture du Val d’Oise, relatives à la première subvention de 10 000 euros en cours de contestation.

Cette seconde subvention, au profit et à la discrétion, cette fois-ci du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), permettrait à ce dernier de reverser le montant de cette subvention, sous forme exceptionnelle, au foyer des salariés argenteuillais de la Poste, suite au mouvement de grève de ces salariés en février – mars 2010.

En opérant de cette sorte, Monsieur Philippe Doucet, Maire d’Argenteuil, fait 

Argenteuil : une subvention aux grévistes de La Poste

La mairie PS d’Argenteuil (Val d’Oise) a accordé une subvention de 10 000 euros à des grévistes de La Poste de la commune. L’association Légitimes Dépenses d’Argenteuil demande au préfet l’annulation de cette subvention.

la poste argenteuil subvention grevistes greveLe 29 mars 2010, le conseil municipal d’Argenteuil a voté une subvention de 10 000 euros pour soutenir les employés de La Poste, qui avaient été en grève durant 42 jours.

Légitimes Dépenses Argenteuil, l’association locale de défense des contribuables, a demandé au préfet du Val d’Oise d’agir contre la délibération municipale.

Le préfet a déposé au tribunal administratif de Cergy une requête en annulation de cette subvention.

Le reportage de France 3 Île-de-France du 20.04.10 sur l’affaire (à partir de 15:35).

D’après Légitimes Dépenses, la reprise du travail, négociée par les « partenaires sociaux », s’est faite

Fret SNCF : de nouvelles subventions seraient indécentes

Depuis 10 ans, la moyenne des pertes annuelles de la branche Fret SNCF est de 300 millions d’euros par an, soit 30 % de son chiffre d’affaires, ou une perte de 43.000 € par an pour chacun des 7.000 salariés. Malgré plusieurs plans de relance et aucune amélioration, la SNCF s’apprête à lancer un nouvel appel de fonds publics pour tenter de sauver sa branche Fret. fret-sncf-guillaume-pepy-pierre-blayau-sncf-subvention-subventions-argent-public-contribuables-ouverture-a-la-concurrence-logistique-ferroviaire-syndicats-union-europeenne-greve-statut-derogatoire-reforme-cheminots-regime-special-transport-ferroviaire

L’audit commandé par la direction prévoit un doublement des pertes pour 2009 à 600 millions d’euros
et révèle que certaines activités ne seront jamais concurrentielles : l’activité wagons isolés qui représente 40% du chiffre d’affaires mais 70% des pertes. D’où la proposition du directeur de la branche logistique, Pierre Blayau : soit on abandonne, soit ou subventionne.

Cette dernière solution est inenvisageable et ce pour plusieurs raisons :

- Ces subventions viendraient s’ajouter aux plans précédents en 2004 et 2007 qui ont coûté 800 millions d’euros aux contribuables sans qu’aucune des réformes annoncées qui devaient sauver le fret de sa perte n’ait été véritablement menée à terme.

- Ces plans ont été soumis à Bruxelles et acceptés en contrepartie de l’engagement de l’Etat français que ces plans fussent les derniers afin de ne pas faire obstacle à l’ouverture à la concurrence dans ce secteur qui s’est opérée dès 2003 (pour l’international) et en 2006 (pour le transport national). C’est ce mouvement d’ouverture qui a permis d’identifier clairement les surcoûts de Fret SNCF.

- Enfin, dès son arrivée à la tête de la SNCF, Guillaume Pépy avait reçu un mandat clair pour hisser la SNCF parmi les acteurs majeurs de la logistique en Europe. Il s’était attaqué à la situation désastreuse de Fret SNCF en proposant une nouvelle organisation du travail sur la base du volontariat. Mais dans un contexte de surenchère électorale à la veille d’élections professionnelles décisives, les syndicats avaient enchaîné les mouvements de grève pour s’opposer à ce statut dérogatoire proposé pourtant à seulement 900 conducteurs volontaires. Dans cette affaire, la direction avait d’ailleurs été lâchée par les pouvoirs publics qui l’avaient incité à retirer le projet de réforme.

Aujourd’hui, si Fret SNCF n’est pas concurrentiel face aux principaux opérateurs, c’est avant tout en raison du statut et du régime social des cheminots : le fameux règlement RH0077 qui prévoit des horaires de travail de 25 heures par semaine pour les agents du fret et le régime spécial de retraite des cheminots, réformé à la marge, et pour lequel l’employeur SNCF doit cotiser le double par rapport au privé, sans compter les 2,8 milliards d’euros de subvention annuelle au régime de retraite, à la charge de la collectivité.

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La suite sur le site de l’ iFRAP, Institut Français pour la Recherche sur les Administrations et les Politiques Publiques.

Pour aller plus loin :

Fret : la France se saborde

Le dossier SNCF du Cri du Contribuable n° 64