Subventions, abus et gaspillages

"maire"

Guerre des bornes à Perpignan : une dépense de 40 000 euros

À Perpignan, le conseil général des Pyrénées-Orientales s’est lancé en 2008 dans une guerre picrocholine autour de bornes routières. Montant d’une dépense pas vraiment indispensable : 40 000 euros.

bornes-perpignanChristian Bourquin, le président PS du conseil général  des Pyrénées-Orientales a voulu démontrer en 2008 que Jean-Paul Alduy, le maire UMP de Perpignan (à l’époque), entretenait mal ses routes.

Il a donc fait installer, durant l’hiver 2008, dans Perpignan et ses alentours, 52 bornes d’un mètre de haut, à 500 € la pièce,  portant ce message très visible : «Bienvenue sur une route départementale».

Pourquoi ne pas avoir utilisé des bornes à 220 €, comme les 2 100 autres du département ? Mystère.

Le tout pour  un montant de 40 000 € au final, en comptant le coût d’une boulette lors de l’installation. En effet, nombre de ces bornes ayant été scellées trop près de la route, il a fallu les repositionner…

Source : Le Livre noir des gaspillages de l’argent public

Le coût des élus locaux

En 2008,  les revenus des élus locaux ont coûté près de 1,5 milliard d’euros au contribuable. Les revenus (indemnités ou autres traitements) de nos édiles ont connu une forte augmentation ces dernières années.

Le montant des indemnités des élus locaux en 2008 est de 1 461 583 009 euros. Par élus locaux, on entend les maires, adjoints, présidents et vice-présidents d’intercommunalité, conseillers régionaux et généraux, membres du conseil de Paris.

ouverture-chapitre-elus Ce montant, c’est René Dosiére, le député de l’Aisne apparenté PS, qui l’a révélé .

Après avoir épinglé le budget de l’Élysée ou l’enflure des effectifs dans les cabinets ministériels, Dosière a cette fois épluché les indemnités perçues en 2007 et 2008 par les élus locaux. Ces données lui ont été transmises par le ministère de l’Intérieur, en réponse à ses questions écrites.

LA RÉMUNÉRATION DES ÉLUS LOCAUX

Entre 2002 et 2007

  • Indemnités des présidents  et vice-présidents des groupements de communes  : + 43, 8 %
  • Indemnités des élus communaux et des responsables d’intercommunalités : + 14,5 %
  • Salaires des Français : + 3 % (Le Point).

Indemnités moyenne (2008) par élu

Conseils Généraux         29 909 €

Conseils Régionaux        31 555 €

Ville de Paris                  68 808 €

Indemnités totales

Euro 2016 : 8 millions d’euros pour Geoffroy Guichard

Maurice VINCENT, Maire de Saint-Étienne et Président de Saint-Étienne Métropole a été reçu mercredi matin  par le Président de la République, avec les maires des villes candidates à l’Euro 2016, en présence des instances du football français.

Geoffroy Guichard stade football saint etienne euro 2016A la suite de cette entrevue, Maurice Vincent a expliqué « se réjouir de l’obtention par Saint-Étienne Métropole d’une subvention de 8 millions d’euros pour la rénovation du stade Geoffroy Guichard. Cette contribution est importante pour le montage financier du projet ».
Cette aide reste acquise même dans le cas où la France ne serait pas retenue comme pays accueillant l’Euro 2016.  Le maire aurait également obtenu l’assurance que les autres collectivités territoriales pourront participer au

Saint-Fons finançait le PS

À Saint-Fons, la municipalité socialiste avait mis en place un système permettant de financer l’association Léo Lagrange et indirectement le PS local dans les années 80.

ps justice lyonLes hommes clés de cette affaire sont morts, mais vingt ans après, cinq prévenus comparaissent devant le tribunal correctionnel de Lyon,toute la semaine, dont le maire actuel de Feyzin, Yves Blein.

Avec le procès de l’affaire de Saint-Fons cette semaine, la justice va statuer sur un système mais aussi sur une époque. Celle des années 1980. Des années “paillettes”, où il fallait briller pour exister dans des médias devenus incontournables. Des années où les campagnes électorales commençait à coûter de plus en plus cher … alors qu’aucun financement public n’était prévu pour les partis politiques. Les petites combines d’hier sont devenues de grands systèmes, à droite comme à gauche. Pour gagner une

Subvention de 250 000 euros au concours Rostropovitch

Le voeu présenté par Pierre Gaboriau pour l’UMPPA ( groupe UMP de Paris et Apparentés)  en hommage à Rostropovitch, envisage le lancement d’un concours international de sculpture à l’effigie du virtuose le plus réputé du XXème siècle.

Mstislav Rostropovitch hommage subventionIl prévoit que Mstislav Rostropovitch, qui a joué devant le Mur de Berlin le 11 novembre 1989 aux toutes première heures de sa chute, soit exposé à côté d’un pan du Mur exposé dans le 15ème arrondissement.

Christophe Girard n’est pas favorable à l’idée d’une statue : “Je suis détenteur d’un souvenir de sa part” explique-t-il en racontant que lors d’un vol Paris-New-York le musicien lui dit sa désapprobation “contre ce qui fige l’individu”. Et de poursuivre : “On était tous à la chute du Mur….” La salle rit et il ajoute : “J’y étais avec mon marteau !” Redevenu sérieux, l’adjoint au Maire en charge de la Culture, qui ne remet pas en cause la subvention de 250 000 € de la Mairie de Paris à l’association organisatrice du Concours de violoncelle Rostropovitch, déclare

Le musée de la Butte privé de subvention

Le maire (PS) du 18e estime que 50 000 visiteurs annuel accueillis au Musée de la Butte, c’est insuffisant. Situé au 12  rue Cortot, l’hôtel de Rosimond qui abrite 6 000 oeuvres d’art et un fonds de 100 000 documents est dans une situation financière délicate.

Depuis l’annonce le 12 novembre par la Mairie de Paris que la subvention 2009 de 124 000 euros ne serait pas versée, l’association Société d’histoire et d’archéologie du vieux Montmartre, qui gère le lieu, craint une fermeture définitive.

« Nous essayons de voir tout ce qui peut être fait pour préserver le musée. Nous sommes en contact avec un repreneur, mais présenter un projet ficelé rapidement, c’est utopique », se désespère Daniel Rolland, l’administrateur du site. Pourtant, l’ultimatum est clair. « La subvention a été budgétée, mais pas versée. La Mairie de Paris attend un plan de redressement », explique Carine Rolland, adjointe à la Culture de la mairie du 18e. Depuis dix ans, le musée souffre d’un déficit chronique allant de 150 000 à 300 000 euros par an. En 2006, le conservateur démissionne. Il n’est pas remplacé, « faute de moyens ». La direction de l’époque opte pour des expositions thématiques. Des choix

La Ville de Paris coupe ses subventions

Frappée par la crise et par une baisse de recettes liées aux transactions immobilières, la Mairie de Paris se trouve confrontée à des choix pour sa politique culturelle. Coup sur coup, elle vient d’annoncer au 104, dernier-né des lieux culturels branchés parisiens, puis au Musée de Montmartre un gel ou une baisse de leur subvention.

bertrand delanoe mairie paris subvention budget cultureApprenant la nouvelle, les deux directeurs du 104, Robert Cantarella et Frédéric Fisbach, nommés il y a tout juste un an dans cet établissement de pompes funèbres somptueusement réaménagé, ont jeté l’éponge et préféré démissionner. Il aurait fallu, selon eux, une rallonge de 2 millions d’euros, alors que l’établissement accuse déjà un déficit de 700 000 euros. Quand au petit Musée de Montmartre, il craint de devoir fermer ses portes à la fin de l’année, tant la situation est critique : il manque, là, au moins 150 000 euros. « Il n’y a pas de stratégie de

Lyon: les verts critiquent les subventions de l’Olympique Lyonnais

Les collectivités locales doivent-elles financer le foot professionnel ? La question s’est à nouveau posée hier au Grand Lyon, alors que l’assemblée votait sa subvention annuelle à l’Olympique Lyonnais.

jean michel aulas lyon ol olympique lyonnais subventionCe dossier de subvention arrive après un rapport très critique de la chambre régionale des comptes. Ce rapport, publié en mars dernier, avait critiqué le montant trop élevé des subventions publiques accordées à l’Olympique Lyonnais, mais surtout l’absence de contrôle sur l’utilisation de cet argent. Pour 2009, le Grand Lyon a revu sa subvention à la baisse. Mais 340.000 euros, c’est encore beaucoup trop pour un certain nombre d’élus, dont les Verts, qui ont voté lundi soir contre cette subvention…

Le groupe UMP a lui demandé à ce que soit rajoutée dans la délibération la destination de cette subvention, à savoir “une mission d’intérêt général au

Delanoë dépense 10 millions d’euros pour un squat d’artistes à Paris

59-rivoli-squatParis : Bertrand Delanoë a dépensé 10 millions d’euros pour un squat d’artistes. L’ex-squat du 59, rue de Rivoli  a été inauguré officiellement par le maire de Paris, le 07 septembre 2009.

Le tout, “dans une ambiance de congratulation générale” a-t-on pu dire.

À lire ce qui suit vous comprendrez mieux pourquoi…

Le coût de l’ensemble de l’opération pour le contribuable parisien : 10 millions d’euros.

4,57 millions d’euros pour le rachat de l’immeuble en 2002. 5,56 millions d’euros pour les travaux, dont 1,2 million pour le plancher. On ne peut rien refuser  à des génies : la mairie prête des camions pour le déménagement et répond à l’exigence de nos “Picassiettes” en les accueillant provisoirement rue de la Tour des Dames (IXe), dans un immeuble en attente de réaménagement.

Le 1er novembre 1999,

Paris : le 104 ou l’art contemporain à 100 millions d’euros !

104 Le 104 fait la part belle à l’art contemporain et à la dépense d’argent public : la mairie de Paris y a investi 100 millions d’euros, hors budget de fonctionnement.

Le 104 est un établissement artistique de la Ville de Paris. Il  a fêté son premier anniversaire le 11 octobre 2009. Son bilan financier n’a cependant pas de quoi mettre le contribuable à la fête.

Une villa Médicis installée dans les murs d’anciennes pompes funèbres du XIXe arrondissement, rénovées à grands frais… C’est le principe du “104″, un “établissement artistique” inauguré en grande pompe l’an dernier mais qui ne compte que 500 abonnés !

Un investissement de 100 millions d’euros

La conception et la réalisation de cet espace branché de 39 000 m2, situé au 104 de la rue d’Aubervilliers (XIXe) avait coûté au contribuable parisien la modique somme de 100 millions euros. Il faut dire que le concept était délicat puisqu’il s’agissait de concevoir “un espace architectural inédit, où l’art vient à la rencontre des publics”…

Le budget annuel s’élève à 11 millions d’euros, dont 8 sont alloués par la Mairie de Paris.

Lors de son inauguration,