"ministere de la culture"

Coût des résidences présidentielles

La facture de l’entretien des demeures présidentielles est salée pour les contribuables : 1,2 million d’euros en 2008 pour le château de Rambouillet (Yvelines), 330 000 € pour Marly-le-Roi (Yvelines), 233 000 € pour la résidence de Souzy-la-Briche (Essonne) et 226 000 € pour le Fort de Brégançon (Var).

Fort de Bregançon cout residences presidentiellesLe parc de Rambouillet nécessite à lui seul 23 jardiniers. Or, à l’exception de Brégançon, ces demeures sont « sous-utilisées », note un rapport de la Cour des comptes sur la gestion des services de la Présidence. Ainsi, le pavillon de Souzy-la-Briche « n’a jamais été utilisé depuis la fin du mandat du président Mitterrand ». Certes, Nicolas Sarkozy a décidé de se séparer de Rambouillet, Marly-le-Roi et Souzy-la-Briche. Mais les deux premiers ont été « remis à disposition » du ministère de la Culture en juin. Le cas

Festival de BD d’Angoulême : les contribuables à la dépense

Le Festival international de la BD d’Angoulême est financé par les contribuables. Le versement de généreuses subventions publiques lui a permis de boucler son budget juste à temps !

Cette manifestation, qui se déroulera jusqu’au 31 janvier 2010, a été confrontée récemment à quelques problèmes de trésorerie. Le Festival international de bande dessinée d’Angoulême a pu procéder à l’ouverture de sa 37ème édition, qui se tient du 28 au 31 janvier 2010.

Après des mois d’inquiétude, le monde de la bande dessinée a retrouvé sa tranquillité.

A l’origine des inquiétudes,

Marseille : le Théâtre Toursky aura une aide de l’État pour 2009

toursky_resisteMarseille. Le Théâtre Toursky percevra bien une aide du ministère de la Culture pour l’année 2009. Le directeur du Théâtre Toursky, Richard Martin, avait fait 12 jours de grève de la faim pour protester contre la fin de sa subvention d’État.

Richard Martin, 65 ans, avait effectué du 3 au 15 octobre une grève de la faim, à laquelle s’était joint le poète Jean Poncet, pour obtenir le rétablissement de 185 000 euros de subvention de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) Provence-Alpes-Côte-d’Azur. L’aide de l’Etat a été progressivement réduite avant que la Drac n’annonce sa suppression pour 2009.

Richard Martin s’exprimait à l’issue d’un

FIAC et achat d’oeuvres d’art contemporain par l’État : une dépense de 400 000 euros

fiac-logoL’ État dépense 400 000 euros pour l’achat d’oeuvres d’art contemporain à l’occasion de la FIAC 2009 (Foire internationale d’art contemporain). Une subvention publique qui ne dit pas son nom ?FIAC

La commission du Centre national des arts plastiques (CNAP), chargée des acquisitions d’œuvres contemporaines pour le compte de l’État consacre cette année un budget de 400 000 euros à l ‘achat d’oeuvres exposées à la FIAC.

Le CNAP est un établissement public, sous tutelle du ministère de la Culture.

En 2008, le ministère de la Culture avait acheté 34 oeuvres de 30 artistes, auprès de 23 galeries, pour un montant identique de 400 000 euros .

C’est la cinquième année consécutive que le ministère

Subventions : halte au rock institutionnel !

miege_Bruno_Lion_Cafe_musique_Centre_d_information_du_rock_centre_d_information_et_de_ressources_pour_les_musiques_actuelles_CIR_communes_departements_Direction_musique_et_danse_DMD_Emmanuel_Brandl_etat_fete_de_la_musique_FIC_Fonds_d_intervention_culturelle_Irma_Jeunesses_et_culture_ministere_de_la_culture_regions_rock_scenes_de_musiques_actuelles_Smac_subvention_subventionsSubventions : le rock, musique « rebelle » par excellence, bénéficie de plus en plus du soutien de l’État, des régions, des départements et des communes.

« Institutionnalisation » : c’est sous ce terme que le sociologue Emmanuel Brandl désigne la façon dont le rock, musique « rebelle » par excellence, bénéficie de plus en plus du soutien de l’État, des régions, des départements et des communes.

Dans son livre «L’ambivalence du rock entre subversion et subvention» (L’Harmattan), il donne quelques repères :

1981 : création du service de l’action musicale au sein de la Direction musique et danse (DMD) du ministère de la Culture. Budget : 76 224 euros, plus une petite subvention (7,5 millions de francs, soit 1,15 million d’euros) pour « le jazz, le rock, la chanson et les variétés ». Le budget du service d’action musicale passera à 2,06 millions d’euros en 1985, puis à 2,9 millions en 1999, année où les « musiques actuelles » bénéficieront d’une subvention de 5,34 millions.

À quoi il faut ajouter l’effort public pour la fête de la musique. 1989 voit la nomination de Bruno Lion comme chargé de mission pour le rock et les variétés. Ce dernier crée le Centre d’information du rock (CIR) en 1986, qui deviendra Irma (centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles) en 1991.

Au cours de ces années, divers programmes sont lancés, comme Jeunesses et culture, au sein du Fonds d’intervention culturelle (FIC).

Souvent ces programmes s’insèrent dans des projets plus vastes, type DSU (développement social urbain) : c’est le cas de l’opération « Café-musique ».

N’oublions pas les Smac, scènes de « musiques actuelles », subventionnées à la fois par le ministère de Culture et les collectivités locales…

Arrêtons là l’énumération, en précisant que Le Cri n’a rien contre le rock, ni contre aucune forme de musique que ce soit. Néanmoins ce n’est pas au contribuable de le financer, mais à ses amateurs.

Amédée Dubuis

Source : Le Cri du Contribuable n° 68 du 04 avril 2009

“L’ambivalence du rock entre subversion et subvention.Une enquête sur l’institutionnalisation des musiques populaires” de Emmanuel Brandl.

La culture française malade des subventions

Qui ne se souvient de la « une » du magazine américain Time du 29 novembre 2007, annonçant « La mort de la culture française ? » Qui ne se souvient du tollé que cet article avait suscité chez les bien-pensants de tout poil, de Maurice Druon à Bernard- Henri Lévy, d’Olivier Poivre d’Arvor à Costa-Gavras ?

Les éditions Denoël ont retrouvé le coupable, beaucoup moins connu que son article : il s’agit de Donald Morrison, journaliste américain qui connaît bien Paris pour y vivre depuis cinq ans, mais qui s’avoue « abasourdi » par la tempête qu’il a provoquée. Dans ce livre, écrit avec un humour très anglosaxon, il persiste et il signe.

Si la culture française n’est pas vraiment morte, elle est en tout cas déclinante, constate-t-il, notamment parce qu’elle souffre du poids écrasant de l’État.

Le théâtre, par exemple. Les pouvoirs publics subventionnent 5 théâtres nationaux, 39 centres dramatiques, 69 scènes nationales, 77 scènes conventionnées et 600 compagnies. Durant la saison 2004-2005, ces 800 institutions parapubliques ont accueilli 3,8 millions de spectateurs payants, soit une moyenne de 396 spectateurs par mois chacune. Pendant ce temps, les 46 théâtres privés recevaient 3,3 millions de spectateurs, soit une moyenne de 6 000 spectateurs.

Plus généralement, le ministère de la Culture subventionne d’innombrables artistes, décidant souverainement de ce qui est culturel et de ce qui ne l’est pas ; le ministère des Affaires étrangères, de son côté, finance 148 groupes culturels, 26 centres de recherches, 176 chantiers de fouille archéologiques à l’étranger…

Au total, d’après une enquête américaine datant de 1993, la dépense publique par habitant pour la culture est 29 fois plus élevée en France qu’aux États-Unis ! Sans compter les mesures censées protéger notre production culturelle, du prix unique du livre aux quotas de films français sur les chaînes publiques et privées. Tout ça pour quoi ?

Cet arsenal de subventions et de mesures protectionnistes protège le petit cocon franco-français, mais ne favorise pas une culture ambitieuse, déplore Morrison, qui cite l’académicien Marc Fumaroli : « Notre exception culturelle protège aussi bien ce que nous faisons de médiocre que ce que nous faisons de meilleur ».

Charles-Henri d’Andigné

“Que reste-t-il de la culture française ?” de Donald Morrison. Denoël, 205 pages, 13 euros.

Source : Le Cri du Contribuable n°67, du 21 mars 2009

Baisse des subventions allouées à la culture

Le développement de l’art et de la culture en Languedoc-Roussillon a vécu une forte progression ces vingt dernières années grâce à une véritable concertation entre les services de l’État et des collectivités territoriales. Cette région s’est ainsi hissée aux premiers rangs en termes de développement et de dynamisme culturel. Ce sont plus de 35 000 personnes qui tirent leurs revenus d’une activité culturelle, soit 3,5 % de la population active de la région.

Pourtant, le ministère de la culture a engagé des réductions budgétaires sans mesurer les effets que celles-ci auront sur l’efficacité des politiques culturelles : aménagement du territoire, soutien à la diffusion, à la création et à l’éducation artistique, défis pour l’emploi et la formation.

Les associations dénoncent une baisse de 60 % des crédits DRAC pour la démocratisation culturelle et les actions auprès des publics empêchés.

Les conséquences sur la vie culturelle, la cohésion sociale et l’emploi peuvent être catastrophiques, c’est pourquoi les différents acteurs sollicitent un soutien afin de continuer à fabriquer, produire, diffuser, amener la culture dans les quartiers, les écoles, dans les hôpitaux et les prisons, à organiser des festivals.

L’urgence est de faire en sorte que le programme 224 consacré à ces financements soit dégelé dans son intégralité au même titre que le programme 131 consacré à la création l’a été en début d’année. Aussi, les associations demandent une libération de 6 % des réserves de précaution sur le programme budgétaire 224 et souhaitent que l’État réaffirme avec conviction la place de l’art et de la culture dans sa politique.

M. William Dumas (député PS – Gard) attire l’attention de Mme la ministre de la Culture et de la communication , Christine Albanel, sur les inquiétudes manifestées par l’ensemble des acteurs de la culture du Languedoc-Roussillon devant le désengagement de l’État, décidé par le Gouvernement. En conséquence, il lui demande ses intentions en la matière.

Réponse de la ministre publiée au JO le 23/09/2008
Les réductions de crédits évoquées par les parlementaires ne concernent qu’une partie des crédits du programme 224, « Transmission des savoirs et démocratisation de la culture ».

Ceux concernant les enseignements supérieurs, l’éducation artistique et culturelle, les enseignements artistiques spécialisés ainsi que les publics empêchés ont en revanche été préservés, voire accrus, conformément aux engagements antérieurs et aux priorités gouvernementales.

Les redéploiements effectués ne découlent pas de la RGPP et les institutions culturelles financées sur le programme 131. Globalement préservées, ces dernières ont été invitées à intensifier leurs actions d’élargissement des publics.

La ministre de la Culture et de la communication partage le souhait d’une levée de la mise en réserve pesant encore sur les crédits du programme 224.

Elle devra cependant être confrontée à l’exécution budgétaire 2008, très délicate dans le contexte économique actuel, et à la priorité de maîtrise du déficit public qui concerne tous les départements ministériels.

Article extrait de Loi1901

Du ciment public pour la franc-maçonnerie !

franc macon subvention

La Mairie de Paris, le Conseil régional d’ Île-de-France et le ministère de la Culture subventionnent la franc-maçonnerie. Serait-ce donc devenu une religion d’État ?

La rue Cadet, siège parisien du Grand Orient de France, accueillera bientôt un musée de la franc-maçonnerie.

La condamnation par la justice, il y a quelques mois, de la ville de Montpellier et de la région Languedoc- Roussillon à rembourser des subventions versées à des associations maçonniques n’a pas dissuadé les autorités parisiennes de distribuer à leur tour l’argent du contribuable aux instances maçonniques. La mairie de Paris a voté une participation de 900 000 euros au projet de la rue Cadet, tandis que le Conseil régional d’Île-de-France et le ministère de la Culture y participent tous deux à hauteur de 300 000 euros.

source : Le Cri du Contribuable no 55