"monaco"

La loi dite de modernisation agricole est une fausse réforme

par Claude Fouquet, docteur ès-sciences économiques, ancien ambassadeur de France.

claude-fouquetAu moment où les cours des premières matières agricoles s’envolent, il devient urgent de réformer la politique agricole qui nous coûte 11 milliards en aides directes, auxquelles il faut ajouter des centaines de milliards de surprix.

Car nous payons deux fois: par nos impôts, mais surtout en faisant notre marché. L’OCDE a calculé ces transferts et conclu qu’il s’agit d’une taxe implicite de 25% imposée aux consommateurs européens.[1]  Plus que la TVA !

Votée en juillet 2010, une nouvelle loi dite de « modernisation agricole » serait, selon le ministre Bruno Le Maire, « un tournant majeur dans l’histoire de l’agriculture et de la pêche… une véritable révolution, destinée à défendre un modèle français fondé sur des exploitations de taille raisonnable, le maintien de l’emploi, la présence de notre agriculture sur tout le territoire, la qualité et la diversité des produits. »

Et d’ajouter : « J’espère bien convaincre les autres pays membres de l’UE de s’inspirer de l’exemple français ».[2] Non seulement aucun pays ne veut nous imiter ; mais mêmes nos Chambres d’Agriculture expriment des doutes sur un texte qui, selon elles, « devra faire ses preuves. »

En fait, cette loi ajoute

Le prince Albert de Monaco touche 253 986 euros de subvention de Bruxelles

Le prince Albert de Monaco reçoit une subvention de 253 986 euros de Bruxelles pour son soutien aux cultures « propres » et aux pratiques en faveur de l’environnement. (Rediff. d’un article du 28.05.09).

albert de monaco subventions europe bruxellesCar le souverain monégasque est aussi agriculteur. Sa famille est propriétaire du domaine de Marchais, dans l’Aisne, qui compte 773 ha et où travaillent onze salariés. Sur ces terrains, où passe le prince « cinq ou six fois dans l’année », sont cultivés du blé, de l’orge, de la luzerne, des légumes, etc. Mais la subvention en faveur de la famille Grimaldi pèse peu au regard des aides européennes reçues par les grands groupes industriels. Sur cet aspect du dossier, l’enquête du « Parisien » et d’« Aujourd’hui en France », concernant les principaux bénéficiaires de la PAC, montre par exemple que les entreprises liées au sucre, Saint Louis, Tereos, Eurosugar, Sucrerie de Bois Rouge, etc. reçoivent plus de 160 millions d’euros. Certaines sociétés sont même parfois

Le prince de Monaco subventionné par Bruxelles

Parmi les 508 000 bénéficiaires français de la politique agricole commune (PAC), il en est un plus habitué à faire la une des magazines people que de la presse agricole. Le prince Albert de Monaco reçoit en effet une subvention de 253 986 € de Bruxelles pour son soutien aux cultures « propres » et aux pratiques en faveur de l’environnement.

charlene-albert-pac-subvention-aides-europe-politique-agricole-commune-monaco-bruxellesCar le souverain monégasque est aussi agriculteur. Sa famille est propriétaire du domaine de Marchais, dans l’Aisne, qui compte 773 ha et où travaillent onze salariés. Sur ces terrains, où passe le prince « cinq ou six fois dans l’année », sont cultivés du blé, de l’orge, de la luzerne, des légumes, etc.
Mais la subvention en faveur de la famille Grimaldi pèse peu au regard des aides européennes reçues par les grands groupes industriels.

Sur cet aspect du dossier, l’enquête du « Parisien » et d’« Aujourd’hui en France », concernant les principaux bénéficiaires de la PAC, montre par exemple que les entreprises liées au sucre, Saint Louis, Tereos, Eurosugar, Sucrerie de Bois Rouge, etc. reçoivent plus de 160 millions d’euros. Certaines sociétés sont même parfois des filiales d’autres bénéficiaires. Un trader du sucre (qui achète et

Les faramineuses dépenses de Julien Dray

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L’Est Républicain s’est procuré le rapport des enquêteurs de Bercy sur les comptes bancaires de Julien Dray. Un mois après avoir été inquiété par la justice, le député de l’Essonne va devoir s’expliquer sur des flux financiers suspects.

Les caisses de SOS Racisme et de la Fidl

Après avoir détecté et mis en relief des flux financiers douteux entre, d’un côté, les associations SOS Racisme et la Fidl et, d’autre part, Nathalie Fortis et Thomas Persuy, deux proches de Julien Dray, les fonctionnaires de Bercy ont saisi le parquet de Paris. Depuis près de trois ans, le montant des sorties suspectes des caisses de ces deux associations est estimé à plus de 350.000 euros, dont 94.000 euros en liquide.
Selon les investigations menées à partir des comptes bancaires des différents protagonistes, le député de l’Essonne aurait été destinataire de près de la moitié de ces sommes. Le reste aurait profité aux proches de l’ancien porte-parole de Ségolène Royal.
L’enquête préliminaire, ouverte pour « abus de confiance » et confiée depuis septembre à la brigade financière, aurait mis au jour une structure permettant le versement de fonds à des associations, ces fonds étant ensuite reversés à des intermédiaires qui se chargeaient d’en faire bénéficier Julien Dray pour une grande partie .
« Personne n’a volé un centime dans cette affaire », répète à l’envi son avocat, Me Lev Forster. Son client assure qu’il est en mesure d’expliquer « à plus de 80 % » ces flux financiers qualifiés de suspects depuis qu’ils ont été passés au peigne fin par Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances.

Julien Dray rompt le silence

« Il n’y a rien de pire que de voir son honneur livré en pâture à la vindicte de l’opinion, chacun lançant sa petite pierre, insinuation malhonnête ou allégation mensongère. Rien de pire que de voir des bribes de dossiers instrumentalisées pour instruire des procès à charge, au nom d’un prétendu devoir de vérité et d’information, qui n’est souvent que la pudeur du désir bien plus prosaïque de vendre du papier ».

Julien Dray a enfin rompu le silence qu’il s’imposait depuis le 19 décembre dernier, date de la perquisition à son domicile et à son bureau de l’Assemblée nationale par la brigade financière. Le député socialiste de l’Essonne avait refusé de s’exprimer sur l’affaire de corruption présumée dans laquelle il est personnellement mis en cause ainsi que son entourage le plus proche.
C’est au site / désirsdavenir.com /, le réseau de sympathisants de Ségolène Royal, que l’ancien vice-président de SOS Racisme (de 1984 à 1988) a réservé ses déclarations, dans lesquelles il accuse la presse, avant d’évoquer une manipulation.
La révélation de l’affaire par les médias était intervenue en plein bras de fer sur la réforme du lycée entre le ministre de l’Education nationale et la Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne), principal syndicat lycéen dont Julien Dray est très proche.
Il n’a depuis fourni aucune explication sur le fond du dossier résultant de l’enquête de Tracfin.

Acheteur compulsif dans les magasins de luxe

Les fonctionnaires de Bercy ont par ailleurs constaté que Julien Dray n’a effectué aucun retrait en espèces sur ces nombreux comptes bancaires ces dernières années. Et mis en évidence son côté « acheteur compulsif », rongé par sa dévorante passion pour les magasins de luxe et son goût certain pour les horlogers les plus réputés. « Cette affaire, jure-t-il, n’aurait jamais dû être confiée à la justice car ce n’est en rien une affaire pénale. C’est au mieux un dossier fiscal ».
Les explications de l’élu socialiste auront sans doute besoin d’être étoffées pour convaincre. En l’état, il n’est pas sûr que les enquêteurs partagent l’analyse du parlementaire dont certains de ses proches sont invités prochainement à se justifier.

Des chefs d’entreprise de l’Essonne

L’autre aspect de ce dossier pointé par Tracfin concerne les chèques encaissés par l’élu provenant « de particuliers actifs dans la sphère socio-économique » pour un montant de 113.890 euros. Sans pour autant en tirer des conclusions, la cellule antiblanchiment note que parmi les signataires de ces chèques figurent des chefs d’entreprise qui ont leur siège dans l’Essonne ou qui ont obtenu des marchés publics octroyés par le Conseil régional d’Ile-de-France.
« C’est du délire et de la pure diffamation de laisser entendre qu’il y aurait un lien entre ces flux financiers », lâche le parlementaire avant d’annoncer qu’il rencontrera les militants de sa circonscription la semaine prochaine. « C’est à eux en premier lieu que je dois des éclaircissements ». Et peut-être à la justice à qui Julien Dray promet de démontrer qu’il n’a jamais « tapé dans la caisse ».

Une facture de 6.000 euros d’hôtel à Monaco

« Je m’expliquerai aussi sur mes dépenses faramineuses », ajoute-t-il. Et de donner en exemple une facture d’hôtel à Monaco de 6.000 euros. « J’étais allé en famille dans la Principauté pour assister à un tournoi de hockey sur glace auquel participait mon fils. Nous avions décidé de nous faire plaisir à cette occasion. Où est le crime ? ». Et de préciser que ses revenus, ajoutés à ceux de son épouse, sont de l’ordre de 15.000 euros, parfaitement compatibles, selon lui, avec son train de vie.
Les limiers de Bercy se seraient-ils alors fourvoyés en estimant dans leur rapport au parquet que « l’ensemble des opérations analysées suscite les interrogations de Tracfin quant à leur logique économique » ? A voir.
Seule certitude, en l’état actuel de l’enquête, ces mouvements de fonds, qualifiés de suspects, et le fonctionnement atypique des comptes bancaires de l’élu de l’Essonne, ne sont en aucun cas liés à un quelconque financement de campagnes électorales. Et ce, contrairement à certains commentateurs qui laissent volontiers entendre que Juju, comme on l’appelle au PS, aurait pu « pêcher » pour la bonne cause.

Source: L’Est républicain

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