"multisports"
Les subventions accordées au canton d’Hondschoote
Jean Schepman, vice-président du conseil général, informe des décisions prises par les commissions permanentes des 18 mai et 15 juin, concernant le canton :
Rexpoëde.- Subvention pour l’amicale des parents d’élèves de l’école publique, pour la classe de neige, 200 E subvention pour l’amicale des parents d’élèves de l’école privée, pour une classe verte, 150 E subvention pour Loisirs Aventure pour le Festival de rock métal, 150 E.
Warhem.- Subventions pour soutenir la médiathèque et offrir à ses usagers la possibilité de se connecter à Internet en privilégiant l’autonomie des publics par l’apprentissage de l’outil multimédia, favoriser l’accès à la culture pour tous, aider à la recherche d’emploi, mobilier 814 E, équipement 673 E subvention pour le fonctionnement de l’association Flandre Chasse Nature, 150 E subvention pour l’amicale des sapeurs pompiers volontaires, 200 E subvention pour le fonctionnement de l’Union sportive Warhem, 250 E subvention pour l’organisation par le Cyclo-club de la randonnée cyclotouristique, 127 E.
Ghyvelde.- Subvention pour l’achat de matériel pour le club de pêche La Gaule ghyveldoise, 151 E subvention pour l’organisation de la Rando des Polders le 26 avril dernier, 400 E
45 millions d’euros de subventions pour le futur Grand Stade du LOSC
Le conseil régional participera au financement du futur Grand Stade au côté de la communauté urbaine de Lille. Il a adopté le principe d’une subvention de 45 millions d’euros. Seuls les écologistes ont voté contre.
Martine Aubry a pu signer le contrat de partenariat public-privé avec le groupe Eiffage pour la construction du futur Grand Stade prévu à Villeneuve-d’Ascq. Quelques heures plus tôt, dans un débat de trois heures placé sous la pression du calendrier, une large majorité du conseil régional a finalement décidé de subventionner cet équipement. Sans ce coup de pouce de 45 millions d’euros (sur un coût total estimé à 282 millions d’euros hors taxe), la présidente de la communauté urbaine a confié qu’elle n’aurait pas signé le dossier avec le géant du BTP. C’est donc une étape importante, mais pas encore définitive ni décisive, qui a été franchie hier.
Triple détente
Dans l’hémicycle du conseil régional, on a, avec quelques nuances, « refait le match » déjà joué en communauté urbaine de Lille.
Le principe d’une subvention de 45 millions d’euros versée en trois tranches annuelles de 15 millions a été adopté par 60 voix « pour » (PS et PC), 9 « contre » (les Verts) et 35 abstentions (l’UMP et le FN).
Le futur Grand Stade décroche une subvention à triple détente : 15 millions en tant que stade de foot (comme pour ceux de Valenciennes ou Calais), 15 autres millions comme équipement « multisports » et 15 derniers millions comme équipement polyvalent susceptible d’accueillir de grands événements festifs et culturels.
Bernard Roman, le vice-président (PS) aux finances, relativise d’ailleurs le montant de l’aide en rappelant qu’elle ne pèse pour la Région que 3 % dans un budget annuel d’investissement de 600 millions d’euros. Quant au vice-président (PS) chargé des sports, Wulfran Despicht, il se fait franchement lyrique en évoquant un « Louvre du sport ».
Cet enthousiasme n’est pas partagé sur tous les bancs. Le vote favorable du groupe communiste est assorti de quelques réserves. Alain Bruneel indique qu’il aurait préféré une localisation à Lesquin.
Comme à la communauté urbaine, les Verts prennent leurs distances en votant contre cette subvention. Pour leur porte-parole Jean-François Caron, le futur stade est au mauvais endroit, il est aussi surdimensionné et doté d’un montage financier inquiétant. Aux 50 000 places annoncées à Villeneuve-d’Ascq, les écologistes auraient préféré une jauge à 40 000 et une localisation à Lille Sud.
Lille Sud ? L’idée n’était pas pour déplaire à Françoise Hostalier (UMP) qui s’interroge également sur les incertitudes dans le montage financier. Si le groupe UMP fait au final le choix de l’abstention, c’est qu’il a obtenu, indique son président Dominique Riquet, un engagement de modération fiscale. Dans les futurs budgets de la Région, la pression fiscale ne devrait pas évoluer plus fortement que l’inflation
Quelle part d’État ?
Deux élus n’ont pas suivi leur groupe politique. Henri Segard (UMP) a voté « pour » et Rudy Ellegest (apparenté PS) s’est abstenu.
En prologue au vote, Martine Aubry a défendu les atouts d’un équipement dont l’innovation est la carte maîtresse. Avec son toit ouvrant, sa pelouse rétractable, sa jauge allant de 6 000 à 50 000 places, sa « boîte à spectacles » escamotée sous le terrain, l’équipement tient à la fois du Grand Stade, du Palais des sports, du Zénith, du Dôme, de l’Arena… Tout cela a un coût. Pour la communauté urbaine, l’addition prendra la forme d’une redevance annuelle de l’ordre de 10 millions d’euros pendant trente et un ans. Et à côté des 45 millions d’euros de la Région, Martine Aubry table sur une participation de l’État de 43 millions. Sinon la note sera plus lourde.
Vu sur la voix du nord


