"orsay"
Combien coûte le Musée d’Orsay ?
Le musée d’Orsay est mondialement connu pour sa collection d’art impressionniste , présentant une collection de toiles de Courbet, Cézanne, Manet, Monet, Giacometti ou Couture. Quel est le montant des aides publiques versées par l’ Etat au Musée d’ Orsay ?
Le Musée d’Orsay a accueilli 1,4 million de visiteurs en 2007. L’Etat a versé au musée une subvention de 3,16
Envol des dépenses publiques en 2009
Les dépenses publiques se sont envolées en 2009. D’après l’Insee, elles ont dérapé de 3 % l’an dernier, pour atteindre 56 % du PIB, un record absolu en France.
Selon l’Insee, en 2009, les dépenses publiques totales – celles de l’État, de la Sécu et des collectivités locales réunies – ont augmenté de 3,8 % en valeur. Avec une inflation à 1 %, cela signifie que la hausse en volume a été de 3 %.
Résultat : les dépenses publiques ont représenté 56 % du PIB en 2009, un record pour la France, qui ne serait dépassé, au sein de l’OCDE, que par la Suède et le Danemark. Dans le programme de stabilité que Paris a envoyé en janvier à Bruxelles, les dépenses étaient censées se limiter à 55,6 % du PIB.
De 1998 à 2008, période qui comporte des années de basses ou hautes eaux pour l’économie, les dépenses publiques ont augmenté
La question de la suppression du ministère de la Culture peut se poser
Le ministère de la Culture fêtera son cinquantenaire, en février 2009. Jean-Jacques Aillagon en est un acteur clé : président du Centre Pompidou de 1996 à 2002, ministre de la Culture du gouvernement Raffarin, de mai 2002 à avril 2004, puis conseiller de François Pinault, il est actuellement président de l’Etablissement public de Versailles (château et jardins).
En cinquante ans, le ministère de la Culture a-t-il fait du bon travail ?
Rappelons d’abord qu’il existait une action culturelle de l’Etat sous la IIIe et la IVe République, donc bien avant que fut créé, en 1959, un ministère pour offrir un poste à sa mesure à André Malraux. Ce ministère a fait avancer le développement culturel de notre pays, voter des lois, comme celle sur le prix unique du livre. Il a créé des institutions comme le Centre Pompidou, en a revitalisé d’autres, comme l’Opéra de Paris. Mais depuis de longues années, et cela n’a rien à voir avec le travail mené par Christine Albanel, son action est devenue peu compréhensible et perçue comme injuste.
Pourquoi ?
Aucun autre ministère n’est autant obsédé par sa propre existence, au point de devenir une machine à communiquer. Chaque jour, le ministère annonce, déplore, remercie, félicite, se chagrine. Cette hypertrophie du discours a fait naître l’illusion qu’aucune action culturelle ne pouvait exister sans qu’il en soit l’acteur, l’intermédiaire, le promoteur. Or la réalité est bien différente. En vingt ans, les collectivités locales sont devenues des acteurs centraux de
Quelques curiosités…
On peut noter quelques curiosités concernant les subventions aux associations… comme par exemple, une certaine solidarité avec les fonctionnaires des ministères sociaux …
Une subvention de 2 684 301 € a été attribuée à l’Association des usagers des restaurants des ministères sociaux au tire du programme « conduite et soutien des politiques sanitaires et sociales », lequel programme est inclus dans la rubrique « Solidarité et intégration ». Voici une conception particulière de la solidarité et de l’intégration.
Financement de la Mutuelle des affaires étrangères
La mutuelle des fonctionnaires du quai d’Orsay a reçu 1 714 487 € en 2006 au titre de « l’action de la France en Europe et dans le monde » ! Il n’est pas inhabituel que l’Etat détourne le système pour renflouer des mutuelles ou des caisses de retraite. En 2001, l’ARRCO (régime de retraite complémentaire), avait reçu plus de 584 M€ !
Des affectations bien curieuses
Dans le programme « coordination du travail gouvernemental », on trouve deux subventions au CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) et à l’IHEDN (Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale), respectivement pour 835 000 € et 6 112 357 €. Sans préjuger du bien fondé de ces subventions, on peut s’interroger sur le sérieux de la classification.
Subventions douteuses
Quelques exemples de subventions douteuses…?
La mutuelle des Affaires étrangères, destinée à la protection sociale des fonctionnaires du quai d’Orsay, a reçu 1 714 487 euros en 2006 au titre de « l’action de la France en Europe et dans le monde » ! Il est difficile de trouver un lien entre la rubrique utilisée et le bénéficiaire de la confortable subvention, dont le principe même constitue un défi aux règles des finances publiques et un détournement caractérisé. Chacun pourra s’étonner de voir cet organisme mutualiser les risques sur ses seuls adhérents tout en mutualisant ses recettes sur l’ensemble des contribuables.
Le groupe Audiens, caisse de protection sociale des intermittents du spectacle, a reçu une subvention de 300 000 euros au titre de la « transmission des savoirs et de la démocratisation de la culture ».
Les financements syndicaux ne sont pas rares non plus. Exemple : la CGT de Montreuil a perçu une manne de 9 259 euros au titre de la « solidarité à l’égard des pays en développement ». En pratique, il est impossible de discerner le bien fondé de cette subvention car l’objet des subventions n’est absolument pas précisé. Les syndicats patronaux ne sont pas en reste : en 2006, la CGPME s’est vue attribuer deux subventions, l’une de 70 000 euros au titre du « développement des entreprises », l’autre de 20 000 euros au titre de la « solidarité et de l’intégration ».


