Subventions, abus et gaspillages

"rock"

La Route du Rock: baisse des subventions

Le festival de Saint-Malo, la Route du Rock va subir de plein fouet la baisse des subventions du conseil général pour sa 20 ème édition. Le conseil général vient d’ annoncer une baisse de 20 % de ses subventions pour 2010.

route du rock saint malo festival subventionDe plus, la TVA sur la billetterie va passer en janvier prochain de 2,1 % à 5,5 %.

Le budget global de la Route du Rock, éditions hiver et été se chiffre à 1,4 million d’euros.

Les aides au festival se répartissent ainsi:
85 000 € de subvention du département. 55 000 € sont versés directement par le conseil général, 30 000 € par Saint-Malo Agglomération via le contrat de territoire.

Le montant de la subvention qui pourrait être supprimée en 2010 serait de 17 000 €.

Subventions : halte au rock institutionnel !

source:  rennes.maville.com

Des subventions pour plus de son

Jean-Paul Huchon le reconnaît : « A part Rock en Seine, les dispositifs de la région ne sont pas adaptés aux musiques actuelles et amplifiées. » Comprendre tout, sauf le classique. Le président (PS) d’Ile-de-France, grand amateur de Supertramp ou des Waterboys, va donc proposer d’ici à décembre un système de subventions comparable à celui existant pour le cinéma.

jean-paul-huchon-subvention-son-musiqueL’objectif est de venir en aide à l’ensemble du secteur, des artistes aux distributeurs en passant par les salles. « Il y a énormément de besoins, explique Vincent Rulot, président de Réseaux en Ile-de-France (RIF), la principale structure interassociative. La musique actuelle a des spécificités différentes des autres spectacles vivants. » Lesquels bénéficient déjà de 12 millions d’euros d’aides annuelles, qui profitent dans leur quasi-totalité à des compagnies théâtrales. Environ un tiers de cette enveloppe pourrait donc être réaffecté à la musique, que Jean-Paul Huchon considère comme plus « démocratique ».

Point clé du futur dispositif : un comité d’écoute, composé d’élus et de professionnels, devrait sélectionner les projets de musiciens à soutenir

Les subventions accordées au canton d’Hondschoote

Jean Schepman, vice-président du conseil général, informe des décisions prises par les commissions permanentes des 18 mai et 15 juin, concernant le canton :

associations_subventionsRexpoëde.- Subvention pour l’amicale des parents d’élèves de l’école publique, pour la classe de neige, 200 E subvention pour l’amicale des parents d’élèves de l’école privée, pour une classe verte, 150 E subvention pour Loisirs Aventure pour le Festival de rock métal, 150 E.

Warhem.- Subventions pour soutenir la médiathèque et offrir à ses usagers la possibilité de se connecter à Internet en privilégiant l’autonomie des publics par l’apprentissage de l’outil multimédia, favoriser l’accès à la culture pour tous, aider à la recherche d’emploi, mobilier 814 E, équipement 673 E subvention pour le fonctionnement de l’association Flandre Chasse Nature, 150 E subvention pour l’amicale des sapeurs pompiers volontaires, 200 E subvention pour le fonctionnement de l’Union sportive Warhem, 250 E subvention pour l’organisation par le Cyclo-club de la randonnée cyclotouristique, 127 E.

Ghyvelde.- Subvention pour l’achat de matériel pour le club de pêche La Gaule ghyveldoise, 151 E subvention pour l’organisation de la Rando des Polders le 26 avril dernier, 400 E

Subventions : halte au rock institutionnel !

miege_Bruno_Lion_Cafe_musique_Centre_d_information_du_rock_centre_d_information_et_de_ressources_pour_les_musiques_actuelles_CIR_communes_departements_Direction_musique_et_danse_DMD_Emmanuel_Brandl_etat_fete_de_la_musique_FIC_Fonds_d_intervention_culturelle_Irma_Jeunesses_et_culture_ministere_de_la_culture_regions_rock_scenes_de_musiques_actuelles_Smac_subvention_subventionsSubventions : le rock, musique « rebelle » par excellence, bénéficie de plus en plus du soutien de l’État, des régions, des départements et des communes.

« Institutionnalisation » : c’est sous ce terme que le sociologue Emmanuel Brandl désigne la façon dont le rock, musique « rebelle » par excellence, bénéficie de plus en plus du soutien de l’État, des régions, des départements et des communes.

Dans son livre «L’ambivalence du rock entre subversion et subvention» (L’Harmattan), il donne quelques repères :

1981 : création du service de l’action musicale au sein de la Direction musique et danse (DMD) du ministère de la Culture. Budget : 76 224 euros, plus une petite subvention (7,5 millions de francs, soit 1,15 million d’euros) pour « le jazz, le rock, la chanson et les variétés ». Le budget du service d’action musicale passera à 2,06 millions d’euros en 1985, puis à 2,9 millions en 1999, année où les « musiques actuelles » bénéficieront d’une subvention de 5,34 millions.

À quoi il faut ajouter l’effort public pour la fête de la musique. 1989 voit la nomination de Bruno Lion comme chargé de mission pour le rock et les variétés. Ce dernier crée le Centre d’information du rock (CIR) en 1986, qui deviendra Irma (centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles) en 1991.

Au cours de ces années, divers programmes sont lancés, comme Jeunesses et culture, au sein du Fonds d’intervention culturelle (FIC).

Souvent ces programmes s’insèrent dans des projets plus vastes, type DSU (développement social urbain) : c’est le cas de l’opération « Café-musique ».

N’oublions pas les Smac, scènes de « musiques actuelles », subventionnées à la fois par le ministère de Culture et les collectivités locales…

Arrêtons là l’énumération, en précisant que Le Cri n’a rien contre le rock, ni contre aucune forme de musique que ce soit. Néanmoins ce n’est pas au contribuable de le financer, mais à ses amateurs.

Amédée Dubuis

Source : Le Cri du Contribuable n° 68 du 04 avril 2009

“L’ambivalence du rock entre subversion et subvention.Une enquête sur l’institutionnalisation des musiques populaires” de Emmanuel Brandl.